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Zones de haute pression

Fallait-il les interdire ? Etait-ce raisonnable de les maintenir en plein état d'urgence ?

Actualité Publié le ,

Les fan zones ont cristallisé l’attention des élus avant l’ouverture de l’Euro, véritable réceptacle de leurs peurs et de celles des organisateurs. A l’heure où le rideau est tombé à Lyon sur la compétition avec une dernière opposition entre Portugais et Gallois dans l’enceinte cinabrine du Parc OL, le bilan de la fan zone de Bellecour s’avère plutôt positif. En témoigne le réel engouement populaire. Pourtant quelques incidents ont émaillé les quatre semaines écoulées. Deux supporters français et belge ont été blessés au couteau après France-Albanie. L’un des deux auteurs, un supporter albanais mineur, a été interpellé et écroué, précise, péremptoire, la préfecture, désireuse de mettre en exergue la célérité et l’efficacité des forces de l’ordre et de la justice. Lors de la demi-finale Portugal-Pays de Galles, des affrontements ont eu lieu dans la fan zone entre supporters des deux pays, en mode jets de projectiles, notamment des verres en plastique remplis de sable. Résultat : trois blessés légers. Les fouilles, les palpations et les consignes strictes pour assurer des contrôles rigoureux ont cependant porté leurs fruits.
Omnipotente, la fan zone a cannibalisé la dernière séance du conseil municipal de Lyon, lundi 4 juillet. La Ville a voté une rallonge de 250 000 € pour, selon l’argumentaire, « pouvoir subvenir aux besoins de la sécurité ». Une manne idoine alors qu’était constatée une saturation de la fan zone. La facture s’élève donc à près 1,35 M€. A laquelle on pourrait ajouter le million supplémentaire dégagé par le Sytral, l’autorité organisatrice des TCL, pour renforcer son service de desserte.
Si la sécurité et la qualité d’accueil et de déplacement n’ont pas de prix, ils ont assurément un coût. Et corrodent irrémédiablement les budgets.

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