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Zilli fait évoluer son modèle

Le groupe lyonnais de luxe négocie l'entrée au capital d'un partenaire minoritaire pour financer son projet de site de vente en ligne
Zilli fait évoluer son modèle
DR - Laurent Schimmel

EconomieIndustrie Publié le ,

En juillet dernier Zilli avouait un recul important de son chiffre d’affaires, obligeant le groupe lyonnais de luxe à présenter un projet de sauvegarde de l’emploi. Trois mois plus tard, Laurent Schimel confirme 28 licenciements secs, dont une dizaine dans les ateliers lyonnais, sur un effectif français de 175 personnes (320 au niveau mondiale). Cette décision s’inscrit dans un plan de restructuration et une évolution de la stratégie d’une société qui réalise, en Russie et sa zone d’influence, près de 50 % d’un chiffre d’affaires annoncé, en clôture d’exercice le 31 octobre, à 60 M€ contre 73 M€ pour le précédent. « La crise russe, le ralentissement en Chine et le reflux des touristes en France, suite aux attentats, pénalisent nos ventes » justifient le directeur général du groupe.


Les ajustements opérationnels, principalement la l’ouverture de nouveaux magasins en Russie, suite à l’accord signé avec le groupe Mercury, la cession de boutiques moins ou non rentables et l’externalisation de certaines fonctions comme la logistique résultent d’une décennie marquée par une très forte croissance. « Entre 2002 et 2013, Zilli a vu son chiffre d’affaires bondir de 15 à 100 M€, rappelle Laurent Schimel qui attend une perte de 10 % cette année. Disons qu’aujourd’hui, après des années de forte croissance, nous remettons la tête à l’endroit ».


Pour redresser la situation, à commencer par le retour aux bénéficies en 2017, le dirigeant compte sur le lancement, en décembre prochain de son projet de site de e-commerce. La vente en ligne ne débutera pas avant l’été prochain en Europe, à l’automne aux Etats-Unis. « Pour atteindre nos objectifs, particulièrement dans le e-commerce, nous avons besoin de 15 M€, estime Laurent Schimel qui avoue travailler avec son père à l’ouverture du capital. Mais, pas question de s’associer avec n’importe qui, ni de céder une part majoritaire de cette entreprise familiale et qui entend le rester.

Antonio Mafra

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