AccueilSociétéYoun Sun Nah : « donner encore plus d'amour au public »

Youn Sun Nah : « donner encore plus d'amour au public »

Vous êtes l’artiste résidente de la 34e édition de Jazz à Vienne.

ActualitéSociété Publié le ,

Estce une fierté ?

L’année dernière, quand on m’a proposé de jouer au théâtre antique, je ne voulais pas le croire. C’est un endroit magique. J’ai pu réaliser un rêve ! Qu’est-ce que je pouvais bien espérer de plus ? Alors imaginez quand on m’a proposé d’être l’artiste résidente… C’est une belle surprise et un grand honneur. J’ai accepté car c’est une chance unique. Je vais donner trois concerts : au théâtre antique, au Club de Minuit et au musée gallo-romain. En plus, cette année, je vais pouvoir découvrir la ville, parler avec les gens, prendre le temps.

Quel est votre parcours musical ?

Je suis arrivée en France en 1995. Je venais juste étudier le jazz, pour trois ans au départ. Je voulais apprendre le chant et pas forcément devenir chanteuse professionnelle. Ces trois ans sont devenus presque vingt ans ! Entre-temps, je suis retournée bien sûr en Corée. Je dis souvent que je suis une Coréenne made in France ! C’est ici que j’ai tout appris. Comme je ne connaissais pas le jazz, j’ai fait plusieurs écoles en même temps : j’ai étudié dans une école de jazz qui doit être l’une des premières en Europe et qui se situe à Paris, le Cim (ndlr : école jazz et musiques actuelles) ; j’ai fait le conservatoire de Nadia et Lili Boulanger à Paris ainsi que l’institut national de musique de Beauvais pour le chant classique.

Le «scat» est une de vos spécialités. Qu’est-ce qui vous attire dans cette forme de jazz vocal ?

Quand on entre à l’école pour apprendre le jazz, au début, on écoute beaucoup de chanteurs comme Ella Fitzgerald et on essaie de les imiter, de les « relever » comme les trompettistes relèvent les solos de Miles Davis. L’improvisation à l’école occupe une place très importante. Le jazz, c’est un genre un peu spécial car il y a justement cette dose d’improvisation. On est très libre et pour la voix aussi. Même sans parole, comme avec le « scat », on arrive à s’exprimer et on devient un instrument comme un saxophone ou un piano. On peut avoir un vrai dialogue avec les musiciens et ne pas être seulement la chanteuse devant eux. .../...

Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5106 du samedi 21 juin 2014

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