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Xavier de la Selle : « Les musées doivent créer du lien »

« Collégien, je participais à des chantiers de fouilles dans la région Rhône-Alpes pendant les vacances scolaires.

ActualitéSociété Publié le ,

J’étais passionné. » Xavier de la Selle partage alors la vocation de nombreux garçons de son âge, jeunes archéologues en herbe, qui au fil des années perdent leur âme de chercheur du passé. Mais lui va au bout de son rêve, abandonnant néanmoins les archives du sol pour se consacrer aux traces écrites.

A sa sortie de l’Ecole nationale des Chartes où il s’est spécialisé dans l’histoire médiévale, il occupe le poste de conservateur aux archives départementales de la Marne, puis il devient directeur des archives départementales de l’Aube, à Troyes. Pendant quatorze ans, il nage dans les fonds anciens, de l’histoire des Cisterciens aux Templiers jusqu’à l’industrie textile. « Ce qui m’intéresse par-dessus tout, au-delà de la collecte, c’est la transmission du patrimoine et la valorisation des ressources. »

Pour partager ce savoir et inciter le public à venir aux archives, il expérimente des collaborations avec des artistes, des comédiens et un auteur de bande dessinée, et organise des séances de lecture d’archives, des conférences, des expositions et une chasse au trésor. Préoccupé par ce souci d’ouverture et de diffusion de la culture, il découvre le projet du Rize à Villeurbanne qui sort de terre en 2007. Ce centre de mémoires et société sera un lieu patrimonial hybride qui regroupera les archives, une médiathèque, un lieu d’expositions et de conférences, une scène de théâtre et qui accueillera des chercheurs en résidence. Avec une équipe de 26 personnes, tout est à construire et à inventer pour promouvoir l’action culturelle. Ce challenge plaît à Xavier de la Selle qui s’investit pour que les habitants puissent se situer dans leur ville. Il découvre une autre dimension de l’histoire au sein d’un équipement qui expérimente et innove en permanence.

Puis, à l’aube de la cinquantaine, il prend du recul sur sa carrière et décide de poursuivre sa propre histoire dans un lieu emblématique lyonnais. Il devient directeur des musées Gadagne, avec l’ambition de donner du sens à ses fonctions de conservateur, de manager et d’ambassadeur. Toujours avec cette vision d’ouverture et de partage. « La vocation du musée n’est pas de conserver les traces et de les exhumer mais d’avoir un rôle patrimonial, d’être une ressource pour les habitants et de créer du lien. Le patrimoine n’est pas figé, c’est du mouvement, de la transmission. Le musée peut jouer un rôle autour de la restitution des savoirs mais il doit être un lieu qui respire, un point de rencontre de tous les publics où chacun trouve un écho. »

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Lire la suite dans Le Tout Lyon Affiches n° 5154 du 23 mai 2015

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