AccueilCollectivitésJean-Paul Bret : « Prenons garde à la métropolisation galopante »

Jean-Paul Bret : « Prenons garde à la métropolisation galopante »

Les vœux à la population du maire de Villeurbanne le 17 janvier, deuxième commune de la Métropole (150 000 habitants), ont nécessairement pris une tournure politique, même si le sortant, Jean-Paul Bret, n'a pas fait connaître son positionnement pour l'année prochaine, année d'élections municipale et métropolitaine.
Jean-Paul Bret : « Prenons garde à la métropolisation galopante »

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Alors que David Kimelfeld, le président la Métropole de Lyon, (présent sur la photo, salle Raphaël-de-Barros), s'est déclaré partant cette semaine pour se succéder à lui-même pour 2020, Jean-Paul Bret, n'avait pas caché sa désapprobation sur le parcours politique du maire de Lyon, Gérard Collomb, dans "l'aventure Macron" et son passage au ministère de l'Intérieur. Est-ce pour autant que David Kimelfeld pourra compter sur l'appui du maire villeurbannais ?

S'appuyant sur son analyse du mouvement Gilets jaunes, le maire a mis en garde la Métropole de ne pas tomber dans les mêmes travers avec les communes, que l'Etat avec les Français, c'est à dire, s'éloigner d'elles.

Sur le grand débat, le maire (PS) a clairement pris position très à distance du gouvernement, estimant que la ville fera le minimum pour l'organisation du « Grand débat national » mais pas plus : « L'Etat s'est mis dans cette situation tout seul, ce n'est pas aux communes de trouver les solutions… »

Revenant sur sa ville, le maire précise : « Mécaniquement, à Villeurbanne comme ailleurs, si nous ne faisons rien, le développement métropolitain peut conduire les habitants plus modestes à ne plus trouver de logements accessibles ou de services à la taille de leur porte-monnaie […] 26 % de logements sociaux, nous tenons cet objectif d'arrache-pied […] le logement est l'un des premiers vecteurs d'appauvrissement de la famille, à moins de fuir à 50 km du centre-ville, dans ce double phénomène de bannissement géographique et de ségrégation sociale […].

Villeurbanne se veut force de proposition. Première ville « suburbaine » de France, devant Boulogne-Billancourt, talonnant des villes centres comme Nîmes ou Dijon, son maire avance des « approches novatrices […] » comme « Le municipalisme […] ce mouvement mondial fait ressortir l'échelon communal comme l'échelon du jaillissement d'idées et de la démultiplication des actions […] ».

Eric Séveyrat

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