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Nicolas Notebaert (Vinci) : "Zéro émission nette de carbone à l'aéroport Lyon Saint-Exupéry en 2026"

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Nicolas Notebaert (Vinci) : "Zéro émission nette de carbone à l'aéroport Lyon Saint-Exupéry en 2026"
© Mathieu Pheng - Nicolas Notebaert, directeur général de Vinci Concessions et Président de Vinci Airports

Le directeur général de Vinci Concessions et Président de Vinci Airports présentait à Lyon le 10 juin le programme de décarbonation de l'aéroport Lyon Saint-Exupéry. Il fera du site aéroportuaire lyonnais le laboratoire d'innovation environnementale pour le groupe.

En quoi l'aéroport Saint-Exupéry est-il un laboratoire pour votre groupe ?

"Le site est effectivement un laboratoire dans deux domaines. L'innovation, je cite l'expérimentation de reconnaissance faciale des passeports avec le projet Mona il y a quelques mois. Et puis il y a l'environnement, un domaine primordial pour nous. D'abord parce qu'un aéroport c'est une ville. Nous avons traité toutes les questions de chauffage et de climatisation en passant au biogaz et à la biomasse cette année.

Notre éclairage a été par ailleurs remplacé par des leds, sans oublier le traitement des pelouses qui n'intègre plus aucun produit phytosanitaire. La chance du temps long lié à notre concession et la volonté de notre groupe, permet de mettre en place toutes ces solutions de décarbonation du secteur de l'aviation."

"L'hydrogène est l'avenir de l'aérien"

Lyon Saint-Exupéry possède donc une configuration propice à ce type de démarche d'innovation environnementale ?

"Nous souhaitons de dupliquer dans d'autres aéroports du groupe ce que nous développons à Lyon. Nous lançons ainsi le plus gros parc photovoltaïque de France pour un aéroport, via des ombrières de parking, soit 14 hectares (13 mega watt-crête), livrées en 2023. Sur l'ensemble des sites de Vinci Airports nous en sommes aujourd'hui à 18 mega watt-crête. Nous allons produire de l'énergie verte pour notre autoconsommation et pour le réseau électrique global.

Et puis nous lançons un puits de carbone forestier en partenariat avec le Département et l'ONF pour la reforestation de la forêt de la Cantinière. Un projet qui bénéficiera du Label Bas Carbone. L'objectif est de faire de Lyon Saint-Exupéry, le premier aéroport français avec zéro émission nette de carbone d'ici 2026, tandis que engagements globaux sur la neutralité carbone portent l'échéance à 2050.

La loi climat résilience impose aussi qu'au 1er janvier 2022, les vols domestiques doivent être compensés. Si des compagnies comme Easyjet ou Air France développent leurs propres programmes, nous allons proposer aux autres compagnies partenaires de l'aéroport, de les accompagner dans cette démarche en les adossant à notre programme de reforestation. Nous sommes par exemple en discussion avec Volotea et Tui."

Votre ambition est aussi forte sur l'hydrogène ?

"Nous allons faire de Lyon un centre d'innovation pour l'hydrogène, c'est l'enjeu de demain pour l'aviation. Nous installons des stations hydrogène pour les véhicules industriels. Le programme photovoltaïque que nous lançons va permettre de produire de l'hydrogène vert à Lyon qui sera utile pour faire de l'hydrogène liquide pour les avions de demain. Nous voulons agir sommes un catalyseur."

"Il faut être plutôt dans l'émulation que dans la compétition"

Est-ce aussi une manière d'attirer de nouvelles compagnies à Lyon ?

"Nous considérons que l'aviation est un secteur global. Sur la question de sa décarbonation, il faut être plutôt dans l'émulation que dans la compétition. Si nous sommes les premiers pour ce type de démarches et que nous entrainons d'autres aéroports nous serons ravis. Nous n'avons qu'une seule planète et ne réagissons pas en parts de marché."

Les compagnies sont-elles prêtes à suivre ce chemin environnemental que vous tracez ?

"Absolument. Les compagnies n'ont d'abord pas le choix que de démontrer en permanence leur engagement. L'aérien est de plus un secteur concentré, avec très peu de motoristes dans le monde, qui sont déjà dans la R&D performante sur ses enjeux. Mais il faut aller plus loin parce que le progrès technologique s'effectuer sur un temps long alors que le carbone répond à une notion de stock. Donc, plus on agit vite, mieux c'est pour la planète."

Les collectivités locales sont forcément sensibles à votre démarche ?

"Effectivement. En partenariat avec la Région nous prévoyons par exemple l'installation d'une station pour les particuliers dans le cadre du projet Hympulsion. Je tiens aussi à souligner l'engagement du Département et de la Métropole de Lyon."




Julien THIBERT
Journaliste

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