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Vincent Michelot, l’ami américain

Passionné par les sciences politiques et tout particulièrement par l’histoire politique des Etats-Unis, Vincent Michelot a orienté toutes ses études et ses recherches sur le sujet.

EconomieServices Publié le ,

Encore aujourd’hui, même s’il est accaparé par la conduite quotidienne de l’IEP de Lyon, il réserve quelques cours à ses étudiants et contribue à l’analyse de la vie politique américaine dans différents médias français comme Le Monde et le groupe Radio France qui l’invite fréquemment.

Cette expertise n’est pas seulement le fruit d’un savoir professionnel, acquis sur les bancs d’hypokhâgne du Lycée Blaise Pascal de Clermont-Ferrand, où sa famille a es attaches, puis de Normal Sup de Fontenay-Saint-Cloud (aujourd’hui ENS de Lyon) ou d’un pro-américanisme, à tous crins, que ses détracteurs brandissent parfois comme une explication à ses projets pour l’école. Non, cette expertise puise sa source dans son histoire personnelle. « Ma vie est intimement liée aux Etats-Unis », confie-t-il. C’est avec ses parents qu’il découvre le pays où son père enseigne, sa mère est chercheure à l’Inserm. Il séjourne régulièrement, pendant plus de 10 ans, de la Côte Ouest à la Côte Est.

Vincent Michelot choisit naturellement la voie de Normale Sup, « une voie qui me fermait le moins de portes possible », souligne l’agrégé d’anglais. Plus tard, c’est encore aux Etats-Unis qu’il effectuera son service militaire, comme attaché culturel en Virginie. Destinataire de la prestigieuse bourse Fullbright, il y mènera ses premiers travaux tout en montant un programme d’échange entre l’Université de Virginie et l’IEP de Lyon et l’Université Lyon 2 – qu’il intègre en 1994 comme maitre de conférences au département étude du monde anglophone. « Je tire de mon histoire une culture américaine forte et prononcée, d’autant plus que mon épouse est gréco-américaine, que ma sœur vit aux Etats-Unis et que ma fille étudie la mode à Boston », souligne-t-il.

Néanmoins, il choisit la France, où il reste pour enseigner, même quand on lui propose, juste avant de boucler sa thèse, de repartir comme attaché culturel à Washington. « Si j’avais dit oui, je ne serai probablement pas à ce poste aujourd’hui. Mais je tenais à terminer ma thèse de doctorat pour aller jusqu’au bout de mon parcours », indique-t-il. Et rappelle son engagement vis-à-vis de la République. « Je suis un pur produit état ». Dix ans après son arrivée à Lyon, « une ville agréable, à taille humaine », il reçoit son habilitation à diriger des recherches sur la dynamique des pouvoirs aux Etats-Unis, rejoint l’IEP de Lyon, d’abord comme professeur, puis comme administrateur pour ensuite devenir son directeur des relations internationales, son dernier poste avant sa fonction actuelle. Il prône l’ouverture de l’établissement à l’international, avec l’insertion professionnelle de ses étudiants en ligne de mire. « C’est essentiel de sortir et de confronter ses pratiques à tous les modèles. L’ouverture est vitale pour l’enseignement supérieur. C’est indispensable pour coller aux évolutions du marché et assurer l’insertion professionnelle de nos étudiants : là est le sens de ma fonction ».

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Lire la suite dans Le Tout Lyon Affiches n° 5156 du 6 juin 2015


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