AccueilSociétéVilleurbanne - « Insula » : la nouvelle exposition de l’Institut d’Art contemporain

Villeurbanne - « Insula » : la nouvelle exposition de l’Institut d’Art contemporain

Le titre « Insula » qu’ils ont choisi pour leur exposition désigne ici une zone du cerveau où résident les émotions.

ActualitéSociété Publié le ,

Aussi décident-ils de concevoir leur présentation à la manière d’un réseau de projets qui habitent l’espace comme de petits cerveaux composant une « communauté synaptique », en présentant des oeuvres réactivées comme un grand nombre de leurs toutes dernières créations. Leurs projets, sculptures et constructions hybrides témoignent de l’interaction existante entre le cerveau, les corps, qu’ils soient humains, minéraux ou végétaux, l’environnement et l’espace construit, sous l’influence de tout un processus de transformations. L’Institut devient alors une sorte de labyrinthe expérimental.

Le blanc, fil conducteur de l’exposition

Une atmosphère blanche et lumineuse, étrange et irréelle, enveloppe le visiteur dès le début du parcours. Il est accueilli par « Kilda2 » 2012, un monstre/ araignée monumental réalisé en bois et flocage blanc. Un peu plus loin, « Paroles de Martiens », une installation en fils blancs suspendus au plafond, projetant leur ombre sur le sol blanc ; « Soleil noir » 2006/2012 présente deux hublots/aquarium accrochés face à face d’un côté à l’autre de la salle, puis, un grand arbre blanc occupe le centre d’un espace blanc. Dans la salle 4, une vidéo « Forêt épileptique » 1998 évoque un cerveau ; un peu plus loin, « Kilda » 2008/2012, une installation de chaînes métalliques entremêlées accrochée au plafond. En avançant dans l’exposition, la grande salle n° 7 regroupe de nombreuses architectures utopiques en résine blanche présentées sur des sellettes blanches, le blanc étant le fil conducteur de l’exposition. Ces « Psychoarchitectures » 2006/2010 ont été fabriquées industriellement avec le même procédé que les « Arbres » à partir d’un modèle numérique. Les oeuvres semblent dialoguer, comme reliées par un écho visuel ou sonore, chacune composant l’oeuvre totale. L’installation « Communauté invisible » 2012, composée de douze sièges aux formes géométriques en bois peint en noir reliés entre eux et au sol par une barre métallique, symbolise avec austérité les occupants devenus invisibles. Enfi n, le « Jardin psychologique » 2006/2012 est une grande installation métallique noire grillagée au sol de sable noir. Du plafond pendent des formes découpées de couleurs vives qui évoquent les formes du test psychologique dit de Rorschach.

Libération intérieure

Une exposition originale où le rêve et l’exploration psychique sont omniprésents dans une atmosphère si blanche qu’elle en est éblouissante. Le travail commun de Berdaguer et Péjus, loin de se cantonner dans une attitude trop intellectuelle, invite les spectateurs à oublier leurs névroses pour qu’ils parviennent à une certaine libération intérieure qui les « déconditionne ».

Brigitte Roussey

Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne
11, rue Docteur-Dolard. Du mercredi au dimanche de 13 h à 19 h. Jusqu’au 13 mai.

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