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Villefranche : l'hôpital Nord-Ouest toujours au ralenti après une cyber-attaque de grande ampleur

L'Hôpital Nord-Ouest, qui regroupe les sites de Villefranche, Tarare et Trévoux, a été victime d'une cyber-attaque aux conséquences lourdes. Le personnel comme la direction dénonce une tentative de rançonnage qui s'ajoute au contexte lié au Covid-19.
Villefranche : l'hôpital Nord-Ouest toujours au ralenti après une cyber-attaque de grande ampleur
© DR - A Villefranche, l'hôpital tourne au ralenti à la suite d'une cuber-attaque de grande ampleur.

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A Villefranche, l'hôpital Nord-Ouest tourne au ralenti depuis lundi 15 février après avoir été victime d'un crypto-virus. "C'est une attaque particulièrement infâme et de très grande ampleur." La directrice de l'établissement, Marie-Pierre Bongiovanni-Vergez, n'a pas mâché ses mots. "Nous sommes un centre hospitalier qui, depuis un an, est en première ligne dans la lutte contre le Covid-19 et aujourd'hui, nous devons faire face à ce phénomène."

C'est vers 4 h 30 lundi matin que la cyberattaque a été détectée par les services de l'Hôpital Nord-Ouest. "Dans la foulée, nous avons immédiatement arrêté le système, nos accès distants, internet et tous nos postes. Et aujourd'hui, nous sommes toujours dans cette situation. Seule la téléphonie interne a pu reprendre."

Aucun transfert nécessaire

En conséquence, depuis lundi, HNO n'accueille plus de patients lourds aux urgences. "Et 30 interventions ont été décalées. Par contre, 576 patients sont toujours hospitalisés sur les trois sites et sont en sécurité. Aucun transfert n'a été nécessaire."

Les activités non urgentes ont été reportées. "Mais la néo-natalité et la maternité continuent, elles, de fonctionner", précise le docteur Le Scanff, de l'hôpital de jour.

Les équipes de HNO ont également dû passer au "tout papier. Que ça soit les demandes de scanners, de biologie et d'IRM ou encore les prescriptions, précise le docteur Verbois, chef du pôle urgences. C'est un peu comme lorsque vous devez passer de l'électricité à la bougie. Ça n'est pas simple, surtout pour des équipes qui sont déjà bien fatiguées."

Une rançon demandée

Le crypto-virus qui touche l'Hôpital Nord-Ouest est connu "depuis 2019, précise Nasser Amani, directeur des systèmes d'information et qui travaille avec l'Agence nationale de sécurité des systèmes d'information pour permettre un retour progressif à la normale. Mais il a des variantes de plus en plus complexes. Celle qui nous touche est du même type que celle qui a paralysé l'hôpital de Dax, même si nous pensons qu'elle a déjà évolué."

Si l'origine reste encore à définir, on sait néanmoins qu'une rançon a bel et bien été demandée pour que HNO puisse de nouveau avoir accès à toutes ses données. L'enquête a été confiée au parquet de Nanterre.

La direction de HNO ne prévoit pas de retour à la normale avant "au moins plusieurs jours".

"Des conséquences extrêmement graves"

Le député Bernard Perrut, également président du comité des élus du Groupement hospitalier de territoire, a très vite condamné "l'attaque virale d'ampleur détectée sur le réseau informatique de l'hôpital Nord-Ouest. La mobilisation de toutes les équipes hospitalières, le déploiement d'un dispositif de crise ont permis de prendre des mesures pour organiser le fonctionnement des trois hôpitaux, Villefranche, Tarare et Trévoux, très impactés, et d'assurer la sécurité des patients. Une telle attaque de notre organisation de santé était jusqu'ici inimaginable et pourrait avoir des conséquences extrêmement graves."

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