AccueilCollectivitésVille de Lyon : les coûts de l'énergie explosent

Ville de Lyon : les coûts de l'énergie explosent

Le conseil municipal de Lyon a tenu sa séance jeudi 31 mars. Une partie importante de l’ordre du jour a été consacrée à la crise de l’énergie, avec une augmentation des prix aggravée par la guerre en Ukraine.
La Ville de Lyon doit trouver des solutions face à l'explosion des coûts de l'énergie.
© DR - La Ville de Lyon doit trouver des solutions face à l'explosion des coûts de l'énergie.

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Le maire de Lyon, Grégory Doucet, a fait le point lors du conseil municipal de jeudi 31 mars sur les actions de solidarité d’accueil en faveur des personnes réfugiées ukrainiennes arrivées à Lyon, carrefour de transit à partir duquel les familles sont réparties dans différentes communes de la région Auvergne-Rhône.

Celles-ci sont fléchées par l’Etat depuis les régions les plus sollicitées de France : Grand-Est, Sud (Paca), et Ile-de-France.

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Guerre en Ukraine : la solidarité des habitants de Lyon

Le maire a précisé que 11 000 de ces personnes devraient passer par Lyon. Mais à fin mars, on était encore loin de ce chiffre. Les mesures d’accueil se font conjointement avec la Métropole et l’Etat, notamment avec la mise à disposition des gymnases Vivier-Merle et Bellecombe.

Le maire et l’ensemble du conseil municipal ont salué la solidarité spontanée des nombreux Lyonnais qui ont proposé des solutions d’accueil, et effectué des dons en nature. La ville de Lyon a décidé de verser un don de 30 000 € au Faceco, fonds d’action extérieur des collectivités territoriales.

La Ville de Lyon a signé l'appel de Marioupol

Conséquence majeure de la crise : l’impact sur l’énergie, une opportunité peut-être pour passer à un mode de consommation plus vertueux, moins fossile, "mais aussi une menace avec la relance de centrales à charbons et l’importation de gaz de schiste", a prévenu Sylvain Godinot, 2e adjoint chargé de la transition écologique.

Le maire a souligné que la ville a signé l’appel de Marioupol avec plusieurs autres grandes villes européennes, qui vise à couper les fournitures de gaz russe, qui représentent actuellement 14% du gaz de la ville de Lyon.

A l’échelle de la commune, le conseil municipal devait proposer une dizaine de délibération de travaux divers d’isolation, efficacité énergétique, et même de reconstruction de l’école Pasteur (Lyon 8e), passoire thermique, qui ne présentait pas les conditions suffisantes pour réduire les consommations énergétiques.

La Ville annonce une augmentation de 8 % depuis le début de l’année 2022 de la facture énergie des bâtiments à sa charge : "Une augmentation due à des causes antérieures à l’Ukraine, précise Sylvain Godinot, plutôt liées à la reprise économique et à la demande post-Covid.

Financièrement, la situation du coût énergétique n’est pas rose : "Pour Lyon en 2023, c’est une projection autour de 30 % d’augmentation de la facture qui est prévue. Sur 18 M€ que coûte l’énergie sur les bâtiments de la ville, on estime le surplus à 5 M€ au minimum. Sans compter les bâtiments municipaux dont l’énergie est gérée par les utilisateurs eux-mêmes, comme les clubs et associations."

Explosion du coût de l'énergie à Lyon : un plan de bataille en quatre axes

La Ville établit quatre priorités de travail pour l’énergie : l’efficacité, la sobriété, les énergies renouvelables et la solidarité avec la précarité énergétique (achats groupés, bouclier énergétique).

"Sur les bâtiments qui font l’objet de travaux d’efficacité, nous espérons gagner 10% de consommation, précise le deuxième adjoint, sur la sobriété, nous passons consigne de diminuer le chauffage, excepté pour les bâtiments comme piscines, crèches etc. Nous passons à quatre jours d’extinction des illuminations qui n’auront plus lieu que les jeudis, vendredis, samedis", précise l'élu lyonnais.

"Sur le renouvelable, nous solarisons les bâtiments dès que c’est possible avec des panneaux photovoltaïques, nous renouvelons les contrats gaz dès les échéances venues avec du biogaz à objectif de 25%, y compris sur les réseaux de chaleur (Lyon-centre, Duchère) qui sont déjà majoritairement au bois, et de 100% concernant la fourniture d’électricité, nous avons par ailleurs une marge de manœuvre importante avec les pompes à chaleur sur nappe", conclut Sylvain Godinot.

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