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Métropole de Lyon : tapis pour le 2e tour

Publié le - - Actualité

Métropole de Lyon : tapis pour le 2e tour
© Michel Godet

L'annonce le 28 mai de Gérard Collomb se s'allier à la liste LR tout en s'effaçant de l'équation pour le 2e tour de l'élection métropolitaine à Lyon le 28 juin a fait réagir la classe politique locale et nationale.

Si la tactique de Gérard Collomb pourrait s'avérer mathématiquement plausible pour faire barrage aux candidats EELV (Bruno Bernard pour la métropole de Lyon Gregory Doucet pour Ville de Lyon) arrivés premiers à l'issue du scrutin de mars, elle devra se vérifier dans l'isoloir. Car ce choix politique d'alliance pourrait faire douter les électeurs les plus fidèles de l'actuel maire de Lyon.

« S'il a été un maire reconnu par le passé, Gérard Collomb n'est plus aujourd'hui l'homme du rassemblement. Il l'a compris puisqu'il a annoncé ce jour qu'il ne se présentait ni à la métropole ni à la ville de Lyon. Je tiens à saluer cette décision qui était attendue de nombreux électeurs » explique Etienne Blanc. Et ce dernier d'ajouter : « Ce retrait était assorti d'une exigence : que son candidat à la ville, Yann Cucherat, conduise des listes fusionnées avec mes équipes lors du scrutin du 28 juin. Durant toute ma vie politique, j'ai me suis toujours attaché à placer l'intérêt général devant les querelles de personnes, les dynamiques collectives devant les stratégies individuelles. Ce principe, je l'applique encore aujourd'hui en renonçant à mener les listes Bleu Blanc Lyon au second tour des élections municipales ».

Pour Georges Képénékian : « C'est un jour bien sombre pour notre vie politique locale. Il y a 2 ans, Gérard Collomb affirmait quitter le ministère de l'Intérieur et revenir à Lyon pour faire barrage à la droite et à Laurent Wauquiez. Aujourd'hui il signe un accord avec lui. Ceci montre à quel point Gérard Collomb est isolé et acculé, pour sauver sa peau coûte que coûte, à coopérer avec ses ennemis politique de toujours ».

Même tonalité pour David Kimelfeld en lice pour la présidence de la métropole : « Je dénonce les petits arrangements entre ennemis qui ont été négociés dans l'ombre entre Gérard Collomb, paniqué par la perspective de la défaite et Laurent Wauquiez, figure de proue de la droite conservatrice. Cela conduit à des alliances contre-nature. J'ai fait le choix il y a plusieurs mois déjà de tourner le dos à la politique d'appareils et aux accords passés dans le dos des électeurs. Je resterai fidèle à mes valeurs et à mon projet ».

Au micro de nos confrères de RTL, Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur qui a succédé à Gérard Collomb à ce poste expliquait le 29 mai: « Il a perdu les élections municipales au premier tour et je trouve que ce choix politique le perd dans le champ politique. Dans cette attitude il se perd lui-même (…) Je sais ce que Gérard Collomb a apporté à La République En Marche, je sais ce qu'il a apporté à Lyon aussi. Et je considère que cette situation politique est une mauvaise nouvelle pour lui, comme pour nous ».




Julien THIBERT
Journaliste

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