On peut s’en réjouir même si certains s’interrogent sur la féminisation de nombreuses professions dans le secteur tertiaire. Mais là n’est pas le problème. L’inquiétude réside dans le fait que la magistrature ne fait plus recette et subit une véritable crise des vocations. De 4 150 candidats à la fonction de juge en 1998, les volontaires sont passés à environ 2 500 en 2012, d’où l’amertume des magistrats en poste, débordés de dossiers et inquiets pour l’avenir. Une telle situation, préjudiciable aux justiciables, s’explique sans doute par la méconnaissance de la fonction dans le public mais aussi certainement par les retombées désastreuses de l’affaire d’Outreau.
Pierre Vezon