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Vetbiobank s'industrialise au triple galop

le - - Entreprise de la semaine

Vetbiobank s'industrialise au triple galop
DR - Le laboratoire est installé sur le campus vétérinaire VetAgroSup

Ses innovations en thérapie cellulaire à destination du cheval pour soigner notamment l'arthrose ont été étendues aux chiens et aux chats. Elles permettent à la biotech installée sur le campus VetAgroSup d'accélérer son déploiement. Un accord avec « un industriel parmi le top 10 de la pharma vétérinaire mondial » lui fait faire un pas supplémentaire sur les marchés français et européens.

Depuis 2011, le laboratoire Vetbiobank travaille sur deux axes : la constitution d'une banque de produits cellulaires néonataux à visée de médecine régénérative et une banque de produits tissulaires néonataux à visée de médecine réparatrice. Autrement dit : « les chevaux sont traités avec des cellules de cheval et les chiens avec des cellules de chien, Vetbiobank a conçu des banques spécifiques pour chaque espèce », explique Stéphane Maddens, fondateur de la biotech de huit personnes. Quatre études cliniques ont validé l'efficacité de ces cellules souches pour une action anti-inflammatoire et régénérative, dans l'arthrose du cheval par exemple ou les tendinites.

A sa création, l'entreprise se concentre sur des thérapies pour les chevaux. « Le marché était plus directement accessible pour acquérir des retours cliniques et justifier d'engager des études pour les chiens, dont la cible était prévue dès le lancement du projet », souligne le chercheur. L'équipe affirme que « 80 % des chevaux traités avec les solutions de Vetbiobank ont repris la compétition, dont 80 % avec un niveau conservé ou supérieur ; 23 % des chevaux traités pour une tendinite ont récidivé, contre 50 à 60 % avec les traitements habituels ».

Les animaux de compagnie font partie des leviers de développement avec des produits destinés aux chiens et aux chats, un « marché significatif, évalué à 845 M€ en Europe et aux Etats-Unis », selon Nadia Plantier, responsable du développement commercial de Vetbiobank.

Pour faire face à un tel potentiel, Vetbiobank a signé, à l'automne 2017, un accord avec un industriel de la santé vétérinaire, dont l'identité reste confidentiel, pour « industrialiser nos process et rendre cette thérapie de haute technologie accessible à tous les animaux », selon Stéphane Maddens. Vetbiobank bénéficiera aussi de la force de frappe de cet « industriel dans le top 10 mondial », pour la promotion de ses produits en France et à l'international. « Le marché du cheval est un marché de niche mais important en valeur. Le marché du chien est conséquent au niveau international, nous devons nous adosser à un partenaire pour y répondre. »

Outre la taille du marché, l'approche, les technologies et les savoir-faire déployés par Vetbiobank sont identiques quelle que soit l'espèce. « Le business model est transférable d'une espèce à l'autre. »

Vetbiobank ira chercher ses leviers de croissance dans le développement de ses produits thérapeutiques sur différentes inflammations chroniques. « Nous n'avons pas prévu, à ce jour, de lancer de nouvelles études cliniques pour le cheval. Par contre, nous envisageons de nous pencher, pour le chien, sur des problèmes en dermatologie et en ophtalmologie. »

Premier à ouvrir le marché des thérapies cellulaires pour les animaux, Vetbiobank a aujourd'hui « quelques concurrents qui stimulent le marché » mais conserve son avance technologique.

« Préparation d'une levée de fonds de 4 à 5 M€ »
Stéphane Maddens, président de Vetbiobank

Comment est financée Vetbiobank ?
Depuis 2011, Vetbiobank a levé 1,1 M€, auprès de business angels et de Bpifrance, dont 275 000 € en juin 2017. Aujourd'hui, nous préparons une levée de fonds évaluée entre 4 et 5 M€. Le processus démarre et nous participons à des événements internationaux pour rencontrer les investisseurs.

A quoi vous serviront ces 4 à 5 M€ ?
Ces fonds aideront à renforcer la phase industrielle, en collaboration avec notre partenaire actuel qui évaluera à nos côtés la faisabilité de concevoir notre propre outil industriel pour, certes rester un acteur de la R&D, mais aussi répondre à nos besoins de production. Nous souhaitons également aller chercher la première autorisation de mise sur le marché européenne pour le traitement de l'arthrose canine.

Quand pensez-vous atteindre l'équilibre ?
Nous réalisons un chiffre d'affaires, que nous ne communiquons pas, issu des premières ventes de nos produits depuis 2016. La croissance est importante et pensons atteindre l'équilibre financier à l'horizon 2020.




Stéphanie POLETTE
Journaliste

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