AccueilEconomieIndustrieVéhicules frigorifiques : à Saint-Cyr-sur-Menthon, le carrossier Lamberet plombé par la pénurie de pièces

Véhicules frigorifiques : à Saint-Cyr-sur-Menthon, le carrossier Lamberet plombé par la pénurie de pièces

Après avoir passé le cap de la crise Covid , le carrossier Lamberet spécialisé dans les véhicules frigorifiques doit faire face à des ruptures d’approvisionnement sur certains composants et à une hausse des prix des matières premières.
Véhicules frigorifiques : à Saint-Cyr-sur-Menthon, le carrossier Lamberet plombé par la pénurie de pièces
J.D. - Éric Méjean, directeur général de Lamberet

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Éric Méjean, directeur général de Lamberet, ne le cache pas, son entreprise dispose aujourd’hui d’un carnet de commandes très conséquent. Ce constat, qui l’aurait pleinement satisfait il y a encore deux ans, génère désormais autant de questionnements que de satisfaction.

En rupture d’approvisionnement sur beaucoup de pièces et sur des matériaux, le carrossier de Saint-Cyr-sur-Menthon n’est pas en mesure de répondre à la demande et de livrer ses clients.

"Nous avons 200 véhicules sur notre parking, que nous ne pouvons pas livrer parce qu’il nous manque des pièces, confirme-t-il. Et cela ne concerne pas uniquement des pièces que nous sourçons en Asie."

Ce coup de frein sur la commercialisation représente un coût énorme et, malgré sa bonne santé financière, pèse lourdement sur les comptes de l’entreprise. "D’autant plus que nous devons faire face à une très forte hausse des prix des matières premières, qui ont augmenté de près de 18 % depuis le 1er janvier. Comme, dans le même temps, nous n’avons pas augmenté les prix des véhicules déjà commandés, avec cet effet ciseau nous perdons de l’argent de la marge à chaque fois que nous vendons un véhicule."

Lamberet envisage de revenir à des mesures de type Covid

Dans ces conditions, Éric Méjean appelle le gouvernement à rétablir certaines mesures de soutien à l’industrie, telles qu’elles avaient été imaginées au début de la crise sanitaire.

A commencer par l’indemnisation du chômage partiel, qui permettrait de minimiser l’impact. "Nous allons être obligés de mettre en place du chômage technique et partiel, car nous ne pouvons plus faire tourner nos usines normalement", insiste le directeur général de Lamberet, qui s’étonne de l’euphorie entourant les discours sur la sortie de crise, la croissance, la réindustrialisation…

Malgré tout, Éric Méjean veut rester dans une posture optimiste et annonce de futurs investissements sur le site de Saint-Cyr-sur-Menthon. "Nous projetons de doubler nos capacités de production. Nous avons déjà acheté un terrain de 4 hectares, sur lequel nous voulons construire une nouvelle usine, dans laquelle nous installerons de nouveaux process pour poursuivre la modernisation de notre outil industriel."

Ce projet ne devrait cependant pas aboutir avant deux ans. "Nous nous heurtons à des lourdeurs administratives, s’agace-t-il. Mais deux ans, c’est énorme en matière de temps industriel."

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