AccueilArt de vivreAutomobileVCRi : ce moteur lyonnais innovant sera construit en Chine

VCRi : ce moteur lyonnais innovant sera construit en Chine

Roi déchu et particulièrement montré du doigt depuis la tricherie de Volkswagen, le diesel se cherche un successeur. L'automobile de demain sera-t-elle électrique, hybride, rechargeable ou à hydrogène ?
VCRi : ce moteur lyonnais innovant sera construit en Chine

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Avec 440 000 unités depuis le début de l’année, les motorisations alternatives ont d’ailleurs progressé de 7 % en Europe, ce qui montre que toutes les pistes sont explorées pour réduire les émissions polluantes. Devant des normes de plus en plus contraignantes, la majorité des constructeurs applique déjà le downsizing afin d’améliorer le rendement de petits moteurs à essence avec des progrès spectaculaires.

Créée et toujours basée à Lyon, la société MCE-5 apporte aujourd’hui une avancée décisive en matière de rendement puisque son moteur VCRipromet de diminuer de 30 % les émissions de CO2 tout en augmentant ses performances. Une coopération avait déjà été menée avec Peugeot dans les années 2000, mais cette fois, la société vient de signer un accord avec Dongfeng, le deuxième constructeur chinois, pour produire en série avant 2020 cette technique basée sur la variation du taux de compression des moteurs.

Après les améliorations successives réalisées au fil du temps par les progrès de l’injection, de l’allumage électronique ou de la distribution variable, les travaux de MCE-5 apportent une nouvelle réponse en faisant varier le taux de compression dans de larges proportions afin que le moteur reste performant à tous les régimes. Un élément déterminant alors que les émissions de CO2 devraient tomber à 95 g/km d’ici 2020 selon les nouvelles normes.

Associée au cycle Miller-Atkinson déjà adopté par différents constructeurs japonais, la technologie VCRi fait varier le taux de compression de 18 à 1 à faible charge jusqu’à 8 à 1 à puissance maximum en maintenant un rendement optimum sur toute la plage de fonctionnement du moteur, garantissant à la fois un faible niveau de consommation et une réduction des émissions de CO2 allant jusqu’à 30 %.

Sans exclure l’ajout d’une hybridation légère, cette variation du taux de compressionest en outre indépendante pour chaque cylindretout en offrant un agrément de conduite supérieur à celui d’un moteur diesel avec une plage de fonctionnement plus étendue. Son coût de fabrication sera également plus intéressant que celui d’un diesel dépollué aux futures normes 2020.

Plusieurs constructeurs comme Mercedes ou Audi étudient naturellement de leur côté ces technologies nouvelles, et Infiniti annonce même la sortie en 2018 d’un moteur à taux de compression variable selon une technologie développée par Nissan.

A Lyon, MCE-5, qui s’intitule officiellement « incubateur de technologie indépendant », emploie une cinquantaine d’ingénieurs et de techniciens s’appuyant eux-mêmes sur un réseau de près de 200 sous-traitants, notamment pour ses essais à Magny-Cours. Les travaux de la société débordent également sur la recherche d’autres technologies réduisant toujours les émissions polluantes des véhicules dans le domaine automobile.

Lauréate du Prix de l’Innovation 2015 Solutions Climat à l’occasion de la COP 21 ainsi que de l’Initiative PME 2015 du Commissariat général à l’Investissement, MCE-5 réunit 635 actionnaires et s’appuie sur plus de 60 entreprises ou équipementiers de 1er rang. Elle a également bénéficié du soutien précieux du Grand Lyon et de la Région Rhône-Alpes ainsi que du pôle de compétitivité Moveo et LUTB (Lyon Urban Trucks and BUF).

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