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Véronique Wallon, haut fonctionnaire manager

En 1981, Véronique Wallon, agrégée de mathématique depuis 5 ans, s’inscrit à Sciences Po Paris.

EconomieServices Publié le ,

En parallèle de ses cours, la jeune professeure de lycée veut approfondir ses connaissances en économie. Plutôt douée pour les études, cette titulaire d’un DEA est encouragée à se présenter au concours de l’ENA. Malgré sa « méconnaissance du système, voire un léger mépris pour les fonctionnaires », souligne-t-elle dans un éclat de rire, elle le réussit. Et poursuit dans cette voie. Car pour la jeune femme, « d’un modeste milieu d’entrepreneur et d’enseignant », élevée loin du service public, c’est une vraie découverte. D’autant qu’elle sait qu’elle ne pourra enseigner toute sa vie : « J’adorais transmettre mais c’était au final trop routinier ».

Contre toute attente, elle choisit l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) évitant « le gris du trésor ». Un choix qu’elle juge, aujourd’hui encore, plus judicieux. « Par la suite, le trésor est devenu, avec les évolutions monétaires, beaucoup moins intéressant tandis que le secteur social a pris une importance considérable dans notre société ». Après quelques années à l’IGAS, l’inspectrice devient secrétaire générale de l’Ecole Polytechnique puis chef du service ressources humaines au ministère de l’Emploi et de la Solidarité. Après un poste de conseillère au cabinet de Michel Sapin alors ministre de la Fonction publique et de la réforme de l’Etat, et un très bref passage à l’Institut Pasteur comme secrétaire générale, elle intègre Réseau Ferré de France (RFF), où elle occupe différents postes, dont celui directrice de la stratégie.

Cette multiplication de postes résume bien la personnalité du haut fonctionnaire, qui préfère d’ailleurs se définir comme un manager. « Quand j’ai fait le tour d’un poste, il faut que je change : j’en ai intellectuellement besoin». Après 10 ans de ferroviaire, Véronique Wallon veut retourner dans « son » ministère. Et se voit nommée à la tête de l’ARS Rhône-Alpes. Après une longue carrière parisienne, elle prend son premier poste en région. La situation ne trouble pas la directrice générale, intéressée par l’animation territoriale. « La région est agréable et stimulante. Ici, c’est une petite France. On sait que ce que l’on teste ici pourrait être reproduit au niveau national. C’est un critère important pour le déploiement des politiques publiques », poursuit-elle.


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Lire la suite dans Le Tout Lyon Affiches n°5151 du 2 mai 2015

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