AccueilEconomieUne nouvelle façon de consommer le casino

Une nouvelle façon de consommer le casino

Troisième opérateur de casinos français avec 22 casinos et un site de jeux en ligne, le Groupe Joa (227 M€ de CA, 1500 collaborateurs), basé à Lyon, s'affiche comme la nouvelle génération d'établissements de jeux d'argent, avec une stratégie de marque mâtinée d'innovation et d'ouverture. Rencontre avec son président, Laurent Lassiaz, inlassable entrepreneur.
Une nouvelle façon de consommer le casino
Joseph GOBIN

Economie Publié le ,

Dans quelle mesure, le groupe Joa symbolise-t-il les casinos « nouvelle génération » ?
La création de la marque Joa en 2008 provient d’un double constat. Nous nous sommes rendus compte d’abord que les salles de casinos étaient impersonnelles et se ressemblaient toutes d’un établissement à l’autre. Nous avons aussi constaté qu’hormis les jeux de table et les machines à sous, le reste était délaissé comme les restaurants par exemple. Classiquement, ceux-ci étaient implantés derrière le contrôle à l’entrée des casinos. Nous avons donc développé un design qui fasse entrer la lumière et la couleur dans nos établissements. L’ambition est de changer le regard des gens sur les casinos en favorisant notamment leur convivialité.

D’où la valorisation de vos offres périphériques ?
Oui avec l’idée de faire notamment de la restauration un véritable levier d’attractivité. Nous avons ainsi lancé le concept Comptoir Joa, une marque de restaurants type « bistrot », présents dans 19 de nos établissements. Fin mars nous allons par ailleurs inaugurer le Bar des sports au sein de notre établissement de Montrond-les-Bains (NDLR : Loire). Un lieu consacré aux paris sportifs et destiné plus largement aux passionnés de sport en tous genres. Plus nous développons les activités non jeux plus nous attirons une nouvelle clientèle, et ausi plus jeune. Car notre volonté est aussi de rajeunir le profil de nos clients. Et ça marche ! Entre 2008 et 2016 la moyenne d’âge des adhérents de notre club fidélité est passée de 63 à 43 ans.

La Cour des Comptes pointe un dispositif national fiscal confronté à des évolutions rapide de la part des opérateurs le contraignant lui aussi à évoluer et à s’adapter. Qu’en pensez-vous ?
Le marché sur lequel nous évoluons est extrêmement régulé. C’est plutôt positif puisqu’il filtre les gens pas très sérieux et permet de lutter contre le jeu illégal. Cela implique finalement une certaine loyauté dans nos métiers. En revanche, nous restons très fortement dépendants de la vitesse à laquelle l’Etat traite nos demandes de développement. Nous avons de nombreux projets de modernisation de notre offre qui sont actuellement au point mort et c’est très frustrant. On aimerait aller plus vite, notamment dans le développement des jeux traditionnels en ligne, type black jack ou roulette.

La diversification de vos activités autour des jeux d’argent n’est-il pas un moyen de rendre leurs pratiques plus éthiques ?
Notre ambition est d’amener les gens à appréhender notre univers comme une distraction, un loisir et non pas seulement comme une destination unique de jeux. Nous ne nous achetons pas une quelconque éthique à travers notre politique de diversification.

Explorez-vous de nouveaux modes de diversification ?
Ma réflexion est la suivante : est-on capable de réaliser l’acquisition de nouveaux business qui permette de pérenniser l’activité de Joa. Par exemple, l’intégration de l’activité fitness au sein des casinos pourrait-elle être une nouvelle piste de développement ?

Partager :
Abonnez-vous
  • Abonnement intégral papier + numérique

  • Nos suppléments et numéros spéciaux

  • Accès illimité à nos services

S'abonner
Journal du 26 novembre 2022

Journal du26 novembre 2022

Journal du 19 novembre 2022

Journal du19 novembre 2022

Journal du 12 novembre 2022

Journal du12 novembre 2022

Journal du 04 novembre 2022

Journal du04 novembre 2022

S'abonner
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?