AccueilEconomieImmobilier-TP-BâtimentUne hausse jusqu'à 10 % dans l'immobilier ancien lyonnais

Une hausse jusqu'à 10 % dans l'immobilier ancien lyonnais

Une hausse jusqu'à 10 % dans l'immobilier ancien lyonnais
DR - A Lyon intra-muros, le prix moyen dans l'ancien varie de 3 266 EUR/m2 à 5 371 EUR/m2.

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« 2017 a encore été une bonne année pour l'immobilier résidentiel neuf à Lyon puisqu'on recense 6 400 logements réservés, contre 6 700 en 2016. La part d'utilisateurs reste stable à environ un tiers du marché, les ventes en bloc pour les opérateurs sociaux et logements intermédiaires sont à 25 %, et les investisseurs privés ont légèrement baissé car il y avait eu un effet d'anticipation lié aux incertitudes du dispositif Pinel », analyse Francis Rigoureau, directeur régional Rhône-Alpes Centre du Crédit Foncier Expertise.

Aujourd'hui, le marché lyonnais du logement neuf est donc tendu avec un stock à fin 2017 équivalent à 10 mois de commercialisation. En conséquence, le prix des terrains à bâtir pour du collectif a surenchéri. Le spécialiste n'hésite pas à parler de flambée des prix du foncier. « Un terrain qui se négociait 900-1 000 €/m2 il y a un an se négocie désormais autour de 1 500 €/m2 », affirme-t-il. Logiquement, le prix de sortie des programmes immobiliers est en hausse, même si cette hausse reste limitée : 2-3 % dans la métropole où les appartements neufs se vendent en moyenne 4 152 €/m2 et 5-7 % à Lyon où les appartements neufs s'affichent en moyenne à 4 793 €/m2. « Compte tenu d'un marché tendu, en termes d'offre, l'augmentation devrait se poursuivre », avance Francis Rigoureau.

Le marché des appartements anciens a été très animé en 2017 avec des volumes et des prix jamais atteints. « Lyon attire une population d'investisseurs externes », souligne d'ailleurs l'expert. Pour les biens au prix de marché, le délai de commercialisation est court et, dans les secteurs les plus recherchés, il y a un assèchement de l'offre. A Lyon intra-muros, les prix ont progressé de 4 % à 10 % selon les quartiers. C'est dans le 6e arrondissement que les prix les plus élevés sont constatés à 5 371 €/m2 alors que le 9e arrondissement reste plus accessible avec un prix moyen de 3 266 €/m2. « Si la hausse devient trop importante, une partie de la population va être désolvabilisée. Le risque est alors un coup de frein du marché », prévient Francis Rigoureau.

Fortes disparités régionales

Si Lyon et la métropole lyonnaise tirent les prix des appartements anciens vers le haut, c'est également le cas de l'arc alpin où le prix moyen se situe à 4 039 €/m2 à Annecy, 3 258 €/m2 à Thonon-les-Bains ou encore 3 336 €/m2 à Aix-les-Bains. Dans le sillon alpin, Grenoble reste l'exception et continue de souffrir avec des volumes faibles et des prix en recul de – 3,4 % à 2 466 €/m2. A Saint-Etienne, malgré la forte hausse des volumes, la baisse des prix s'est poursuivie. En retrait de – 4,6 %, le prix moyen s'établit à 1 325 €/m2. « Il n'est pas rare de trouver des biens à 900-1 000 €/m2 dans la capitale ligérienne », constate Francis Rigoureau. Les secteurs jusqu'à 3/4h en train de Lyon profitent de l'attractivité de la métropole et voient leur prix augmenter : la Côtière, le Beaujolais, Bourgoin-Jallieu…

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