AccueilCultureSpectacle vivantUne étude drôlatique de l'identité par Eun-Me Ahn à la Maison de la danse

Une étude drôlatique de l'identité par Eun-Me Ahn à la Maison de la danse

Une étude drôlatique de l'identité par Eun-Me Ahn à la Maison de la danse

CultureSpectacle vivant Publié le ,

Découverte en France à Paris Quartiers d’été en 2013 avec Symphoca Princess Bari, un conte chamanique coréen revu à la sauce Eun-Me Ahn, la « danseuse au crâne chauve » comme on la surnomme à Séoul n’a pas son pareil pour étonner, éberluer le public. Let me change your name (c’est le titre de la pièce), une pièce ancienne, ne devrait pas déroger à la règle.

Entre transe chamanique et show télévisuel cette pièce composée en 2006 reste emblématique de son répertoire et de ses inclinations. Elle questionne la place de l’individu dans la collectivité, l’identité et le genre, une interrogation prégnante au pays du matin calme, dans une société dominée par la gent masculine où l’homosexualité était considérée comme une maladie à la fin du XXè siècle.

Ici, le sujet est traité de façon sobre et joyeuse, avec force contrastes, entre vêtements acidulés et costumes noirs et blancs, oscillant entre gravité et humour, tradition et modernité.

Les cinq danseurs et quatre danseuses délivrent tantôt une danse épurée et contrainte, tantôt une danse débridée qui s’apparente à la transe et questionne ainsi autant les états d’être que les identités "genrées". Cerise sur le gâteau, la chorégraphe elle-même fait quelques apparitions dans des solos, osant le torse nu comme ses interprètes. Pas étonnant pour cette artiste iconoclaste qui avait réalisé sa première performance entièrement nue et peinte en rouge.

Maison de la danse, 5 et 6 octobre, www.maisondeladanse.com

Clowneries à la Croix-Rousse

Le titre de la dernière production du clown Nikolaus annonce d'emblée la couleur : "Le corps utopique ou il faut tuer le chien". Emprunté au texte éponyme de Michel Foucault, il réunit sur scène plusieurs générations de circassiens et quatre acrobates poètes. Au fil d'un débat qui commençait bien, l'absurde va vite fait prendre le relais pour embarquer le public dans une course folle et échevelée de prouesses et de facéties burlesques. Entre mât chinois et jongleries les quatre artistes invitent les spectatrices et les spectateurs « à se trouver ensemble à un lieu «totalement autre» complètement utopique, hors lieu, seule issue dans un lieu sans issue... » comme l'écrit Niikolaus dans sa note d'intention.

Théâtre de la Croix-Rousse, 3 au 7 octobre, www.croix-rousse.com

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