AccueilCollectivitésUne étude cancer et pesticides dans le Beaujolais

Une étude cancer et pesticides dans le Beaujolais

250 volontaires intégreront cette étude menée par le Clara (Cancéropôle Lyon Auvergne Rhône-Alpes) et ses partenaires, dont le Centre Léon-Bérard et le CIRC, pour déterminer, sur un territoire donné, la relation entre cancer et pesticides.

Collectivités Publié le ,

10 à 15 % des cancers actuels seraient liés à des facteurs environnementaux. Alors que leur nombre est passé de 170 000 en 1980 à 385 000 en 2015, différentes causes sont avancées par les scientifiques : croissance démographique, vieillissement de la population, meilleur dépistage, facteurs individuels aggravants (tabac, obésité) et environnement. Pour enrichir les données lié à l’environnement, le Cancéropôle soutient le volet 2 d’une étude sur la relation entre cancer et pesticides. Son angle est le territoire. Sigexpo, lancé en 2012, s’est attaché à étudier 239 foyers sur trois territoires agricoles dans le Rhône, l’Ain et la Drôme, et sur trois types de cultures représentatives de la région : la vigne, la culture céréalière et l’arboriculture. 700 prélèvements ont permis de détecter 125 pesticides… Pour affiner cette étude et confirmer cette méthode d’estimation d’exposition selon le Système d’informations géographiques (SIG), les partenaires du Clara lancent Sigexposome. 150 hommes (non fumeurs) et 50 professionnels (également des hommes non fumeurs) sont en cours de recrutement sur le territoire du Beaujolais pour procéder à trois séries de prélèvements de sang, d’urine et de cheveux, en juillet, octobre et février, couplés à des prélèvements de poussières au domicile des volontaires. « Le laboratoire de spectrométrie du CIRC peut détecter jusqu’à 10 000 signaux », prend pour exemple Augustin Scalbert, du département nutrition métabolisme du Centre international de recherche sur le cancer. Le programme vise à valider une méthodologie géographique pour évaluer les expositions environnementales et professionnelles aux pesticides et mettre en évidence des biomarqueurs pouvant témoigner d’un impact moléculaire de l’exposition aux pesticides et ainsi être utilisés pour des études épidémiologiques sur le risque de cancer.

Partage
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?