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Une équipe renouvelée pour relancer la Transalpine

Véritable serpent de mer jusque-là, le projet de liaison ferroviaire entre Lyon et Turin s'appuie depuis cette fin d'année sur une équipe recomposée. Avec l'espoir de déboucher enfin sur des résultats concrets.
Une équipe renouvelée pour relancer la Transalpine
Photo : Ratti

Collectivités Publié le ,

Après avoir passé 8 ans à la tête du Comité pour la Transalpine, Franck Riboud a souhaité quitter son fauteuil cette année. Pour donner une nouvelle impulsion à ce projet vieux de plus d’un quart de siècle, c’est vers Jacques Gounon, Pdg du groupe Eurotunnel, que les membres du conseil d’administration ont décidé de se tourner. Pour l’accompagner dans sa mission, ce dernier pourra compter sur Stéphane Guggino, nommé Délégué général du Comité pour la Transalpine.
Ensemble, les deux hommes s’attacheront à relancer un projet qui tarde à se concrétiser. « Alors qu’il est fondamental pour la France, assure Jacques Gounon. Notre pays ne doit pas se replier sur lui même. A contraire, il doit continuer de réaliser des infrastructures. L’emploi de nos enfants en dépend. » Un choix qui semble d’autant plus logique,que le projet n’est financé par la France qu’à hauteur 25 % sur la section internationale, soit un engagement annuel de l’ordre de 200 M€.
Pour le nouveau président du Comité pour la Transalpine il est donc essentiel de ne pas raisonner à court terme, mais plutôt à 50 voire 60 ans. « Trop de « boutiquiers » font des calculs à 5 ou 6 ans pour déterminer s’il est raisonnable de s’engager dans un tel projet », lance-t-il visiblement agacé. Avant de prendre pour exemple le cas du tunnel sous la Manche, longtemps décrié et qui a fait taire ses détracteurs une fois entré en exploitation. « Dans les deux cas, il s’agit d’ouvrages structurants, qui créent leur propre trafic. On ne peut donc pas juger de l’opportunité de la Transalpine en se basant sur les trafics actuels », insiste-t-il.
Jacques Gounon et les équipes du Comité pour la Transalpine vont donc prendre leur bâton de pèlerin et s’appliquer à convaincre les décideurs politiques encore réservés sur l’infrastructure. « Nous allons adresser un mémoire aux différentes écuries présidentielles », précise-t-il, d’ores et déjà assuré du soutien de Laurent Wauquiez. « Le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes a parfaitement compris les enjeux économiques et environnementaux », assure-t-il.

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