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Une dame aux camélias féministe au Radiant Bellevue

le - - Spectacle vivant

Une dame aux camélias féministe au Radiant Bellevue
Philippe Chancel - La Dame aux Camélias, mise en scène de Arthur Nauzyciel

La Dame aux camélias a-t-elle encore quelque chose à nous dire aujourd'hui ? À en croire Arthur Nauzyciel, directeur du TNB (théâtre national de Bretagne) depuis un an et demi, absolument ! À partir du roman et de la pièce éponyme de Dumas fils qui s'inspire de la liaison qu'il eut avec la demi-mondaine Marie du Plessis, Nauzyciel tisse un spectacle politique qui prend une résonance toute actuelle dans le contexte post #MeToo et #BalanceTonPorc.

En effet, ce que dénonce Dumas fils sous le drame mélo et la langue sophistiquée, c'est la marchandisation des corps, la rigidité du cadre sociétal et l'assignation sociale des femmes au XIXè siècle.

Des thématiques qui ont gardé leur pertinence deux siècles plus tard puisque l'héritage « dixneuvièmiste » est encore très présent. Le metteur en scène de Splendid's de Jean Genet poursuit sur sa lancée dans l'exploration de l'intime et de la sexualité en revenant aux origines de la prostitution telle qu'elle a été mise en place au XIXè siècle par la bourgeoisie après avoir goûté à Genet et Fassbinder, parce que « la plupart du temps, un précédent spectacle contient les ferments du suivant, y compris dans ses dimensions formelles et esthétiques.

D'un spectacle à l'autre, je fais évoluer la forme. La Dame aux camélias pourrait être vue comme l'enfant hybride de Splendid's et de L'Empire des lumières. L'un étant purement du théâtre, l'autre tissant le roman et le documentaire à partir de témoignages ».

Tout comme il fait évoluer le récit d'un drame à une tragédie. Et pour incarner Marguerite Gauthier, l'héroïne du roman, il choisit Anne-Sophie Ferdane, qui correspond parfaitement à la description que fait Dumas fils de sa bien aimée : « Elle était grande, très mince, noire de cheveux, rose et blanche de visage.

Elle avait la tête petite, de longs yeux d'émail comme une Japonaise, mais vifs et fins, les lèvres du rouge des cerises, les plus belles dents du monde ; on eût dit une figurine de Saxe. ».

Le théâtre des Célestins au Radiant-Bellevue, 25 au 27 janvier, www.theatredescelestins.com




Gallia VALETTE-PILENKO
Journaliste

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