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Un Roi d'Ys fortissimo

Avec une séduisante distribution de jeunes chanteurs français, l'Opéra de Saint-Etienne sort Lalo du placard.
Un Roi d'Ys fortissimo
cyrille Cauvet

CultureMusique Publié le ,

Si son Ouverture figure encore dans les programmes symphoniques, Le Roi d’Ys continue sa traversée du désert. Plus que sa musique, souvent belle, avec des airs bien troussés, empruntant à Wagner et à Berlioz, son livret très sulpicien constitue peut-être l’obstacle à sa présence sur scène. Jean-Louis Pichon, qui lavait monté en 2007 à Saint-Etienne, où la production vient d’être reprise, n’a pas osé brusquer cet opéra, se contentant d’une succession de tableaux hiératiques, dans un décor de rochers noirs qui mettent en valeur de somptueux costumes, et d’une direction d’acteurs à minima.
Au moins on ne peut lui reprocher de gêner les chanteurs confrontés à une partition exigeante pour les voix. Les deux soeurs Margared (Marie Kalinine) et Rozenn (Aurélie Ligerot) emportent l’adhésion tout comme l’excellent Karnac de Régis Mengus et le Roi d’Ys interprété par Nicolas Courjal. Moins convaincant, Sébatien Guèze manque de moyens pour résister aux assauts qu’impose à Mylio une écriture diabolique dans l’aigu fortissimo.
Pour accompagner ce plateau de chanteurs français, qui ont l’avantage d’avoir l’âge des rôles, José Luis Dominguez Mondragon monte au pupitre d’un excellent orchestre de Saint-Etienne, de moins excellents choristes, pour une lecture... trop fortissimo.

A.M.

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