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Un moniteur cardiaque insérable à l'écoute de notre cœur

le - - Santé

Un moniteur cardiaque insérable à l'écoute de notre cœur
SHUTTERSTOCK

Près de 40 % d'entre nous ont déjà vécu une syncope. Bénigne en soi, cette perte de connaissance peut cacher une affection potentiellement grave. Grâce à un moniteur cardiaque implantable, il est désormais possible de connaître la cause de ces syncopes. Mais pas seulement. Les explications du Dr Olivier Levavasseur, cardiologue à l'hôpital Nord-Ouest de Villefranche-sur-Saône.

« Une syncope est une perte de connaissance brutale, qui survient d'une seconde à l'autre sans signe avant-coureur. Elle provient d'un manque d'irrigation du cerveau lié à un ralentissement du débit cardiaque », explique le Dr Olivier Levavasseur, cardiologue à l'hôpital Nord-Ouest de Villefranche sur Saône (Auvergne-Rhône-Alpes). Cet épisode « est bref. Il dure en moyenne quelques secondes et la récupération est immédiate ».

Une histoire de cœur ?

La syncope constitue un motif d'hospitalisation très fréquent. « Chaque année, elle représente environ 3 % de la totalité des prises en charge dans les services d'urgence, ce qui est considérable. » Ces épisodes sont surtout présents à deux périodes de la vie : chez les 20-30 ans, la majorité des syncopes sont bénignes et récidivent. « Elles sont souvent liées à une chute isolée de la pression artérielle. » Seconde classe d'âge concernée : les plus de 70 ans, population dans laquelle « les syncopes sont plus graves et entraînent une prise en charge plus systématique ».

Un moniteur cardiaque miniature guette la récidive

Après une syncope, le suivi doit donc être rigoureux. Environ 35 % des patients souffrent d'une seconde syncope dans les 3 années suivant le premier épisode. « Le plus souvent, les syncopes récidivantes sont bénignes mais elles peuvent devenir handicapantes. Il faut investiguer pour trouver l'origine. »

Premières approches pour établir le diagnostic de cette récidive : l'examen clinique et l'interrogatoire. Le degré de bénignité est ainsi posé. Dans certains cas, un doute persiste. Des examens complémentaires sont nécessaires, « pour rechercher notamment des troubles du rythme cardiaque » : un électrocardiogramme, une échographie du cœur et l'enregistrement du rythme cardiaque, grâce à des moniteurs qui jusqu'ici « n'effectuaient l'enregistrement que sur un délai réduit de 24 à 72 heures ».

Pour affiner le diagnostic, il existe un moniteur cardiaque miniature posé pendant 3 ans. « On y a recours quand une cause rythmique est envisagée dont le risque de mort subite n'est pas faible. » Ce dispositif, nommé Reveal LINQTM, enregistre le rythme cardiaque. Mesurant 2 à 3 cm de longueur, cet appareil est implanté entre les espaces intercostaux situés devant le cœur, sous anesthésie locale en quelques minutes. Quant aux pratiques d'implantation, elles varient en fonction des médecins et des établissements de santé. « Il n'est pas obligatoire de prévoir l'utilisation d'un bloc opératoire, même si cette option reste possible. Une salle aseptisée convient. En fait, le patient vient pour une consultation, l'insertion étant facile et rapide. »

Les données enregistrées par le Reveal LINQTM peuvent être transférées à distance grâce à un modem situé au domicile du patient jusqu'au centre de cardiologie. En cas de syncope, l'appareil est interrogé « toutes les 24 heures sans que le patient n'ait à se déplacer ou à intervenir ».

Le moniteur cardiaque implantable est une innovation clé pour la mise en place de stratégies thérapeutiques précoces. A terme, la qualité de vie du patient (durées d'hospitalisation, arrêt de travail) devrait s'en trouver améliorée.




Fabien RIVIER
Journaliste

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