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Un Instant, duo proustien en diable, selon Bellorini

le - - Spectacle vivant

Un Instant, duo proustien en diable, selon Bellorini
Pascal Victor - Un instant, mise en scène de Jean Bellorini

Alors qu'il s'installe en janvier prochain à la tête du TNP (l'institution la plus importante après la Comédie-Française, excusez du peu!), voilà que le public qui ne le connaît pas va pouvoir découvrir son travail.

Dès la semaine prochaine, le théâtre de la Croix-Rousse qui l'invite régulièrement accueille sa dernière production, Un Instant, une adaptation de la somme de Marcel Proust, À la Recherche du temps perdu. Ce n'est pas la moindre des gageures de pouvoir condenser en 1 h 45 les 7 tomes que compte le roman sans en perdre l'insaisissable saveur, la langueur de l'écriture et du rythme de « l'histoire ».

C'est pourtant à quoi s'efforce l'actuel directeur du CDN – TGP de Saint-Denis, et à quoi il réussit manifestement, si l'on en croit les critiques de ce spectacle créé en novembre dernier. En effet, il a eu l'idée de tricoter les souvenirs de l'écrivain, dont il retient trois axes, « le deuil, l'enfance, le surgissement de la mémoire » avec ceux de la comédienne qui donne la réplique à celui qui incarne l'écrivain.

Hélène Patarot évoque ses souvenirs d'exilée du Vietnam qui répondent aux mêmes problématiques, « les manques de leur mère, les liens à leurs grands-mères, les deuils, les départs. Les souvenirs. L'émotion qui naît réellement de la remémoration d'un instant. » explique le metteur en scène dans sa note d'intention qui se questionne sur la notion même de souvenir.

Et quel meilleur allié que Proust pour creuser le sujet avec sa célèbre madeleine et sa phrase sublime (parmi tant d'autres tout aussi splendides) : « Mais quand d'un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l'odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l'édifice immense du souvenir ». On ne saurait mieux et on a hâte de l'entendre !

Théâtre de la Croix-Rousse, 8 au 12 octobre, www.croix-rousse.com




Gallia VALETTE-PILENKO
Journaliste

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