Fermer la publicité
Journal d'annonces légales et d'informations économiques pour le département du Rhône

Un 23e concours de plaidoiries sous tension

le - - Droit

Un 23e concours de plaidoiries sous tension
Photo : Michel GODET - Le jury avec Me Bonnand au micro

La 23e édition du concours de plaidoiries des étudiants lyonnais vient de se dérouler à l'université Jean-Moulin Lyon 3. Organisé par l'Adely (Association des étudiants de Lyon 3), cette manifestation attire toujours les foules, tant pour les différents tours que pour les demi-finales et la finale.

Soixante-quatre équipes de plaideurs, 63 plaidoiries, 80 jurés de présélections, un millier de spectateurs pour les premiers tours, durant les trois semaines des présélections : ce concours témoigne d’une grande maturité et d’un retentissement certain qui permet aux organisateurs de conduire le projet de A à Z, en passant par l’épineuse question du financement.

Cette année encore, d’aucuns se sont demandés, compte tenu du niveau moins relevé que celui des années passées, s’il ne serait pas opportun de parler de concours d’éloquence plutôt que de concours de plaidoiries ? Quoiqu’il en soit, les deux demi-finales ont permis de sélectionner les équipes Amar Saidoune - Henri Payen et François Rault - Basile Buron  pour la phase finale, sur la base de la créativité, de l’inventivité, de l’audace et même d’un humour parfois « potache ».

Si les thèmes des deux demi-finales étaient « La nature fait, l’homme crée » et « Le pouvoir doit se définir par la possibilité d’en abuser », celui de la finale était lui-même basé sur un jeu de mot : « L’effet mère est infini ! »

Le vainqueur François Rault

 

Au jeu de l’éloquence, de la dialectique, de la rhétorique, mais aussi de la présence sur scène, c’est l’équipe François Rault - Basile Buron qui a gagné cette édition 2016, après les palabres du jury, présidé par l’avocat pénaliste genevois Marc Bonnand. Un très érudit ténor à la mémoire semble-t-il  infaillible et aux qualités oratoires exceptionnelles.

Un avocat suisse qui n’a pas hésité cependant à prononcer des mots peu amènes à l’endroit des concurrents. Certes, les discoureurs lisent désormais des textes, certes leur humour est souvent douteux, certes ils jouent plus sur la forme que sur le fond, certes ils ponctuent leurs discours de phrases « pompées » sur la toile sans avoir lu les ouvrages de référence, mais faut-il pour autant « casser du candidat », à tel point, chose unique dans ce concours, que lui soit opposé en direct un droit de réponse, créant de suite lourdeur et tension dans la salle.

Les candidats ont eu le courage de s’inscrire, celui de préparer tous les tours et de passer des nuits blanches pour construire les épreuves de finale. En cela, on doit malgré tout respecter leur travail et faire confiance en l’avenir. Mais au fait, qui avait demandé à cet avocat genevois de renom d’être le parrain et président du jury ?




Michel GODET
Journaliste

Ses derniers articles

Abonnez-vous à l'offre Papier + Numérique

Le Tout Lyon Journal d'annonces légales et d'informations économiques pour le département du Rhône

  • ›   Pour plus de contenu, papier + web
  • ›   l’accès aux annonces légales,
  • ›   l’accès aux ventes aux enchères.
Je m'abonne

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide


Fermer
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et de technologies similaires par notre société ainsi que par des tiers, afin de réaliser des statistiques d'audiences et de vous proposer des services éditoriaux et la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux. En savoir plus / paramétrer