AccueilCultureSpectacle vivantTrois Preljocaj en un archipel

Trois Preljocaj en un archipel

Trois Preljocaj en un archipel
Photo : J.-C. Carbonne

CultureSpectacle vivant Publié le ,

L'occasion de (re)voir le célèbre Roméo et Juliette, créé à Lyon pour le Ballet en 1990, et remonté en 1996 puis en 2015 par le Ballet Preljocaj, de découvrir sa dernière production, La fresque et de se délecter d'une soirée Duos composée d'extraits de pièces connues et moins connues. Un programme qui permet d'explorer différentes facettes de l'artiste installé à Aix-en-Provence, qui a plus de 50 pièces à son actif depuis 1984, date à laquelle il décide de voler de ses propres ailes après deux ans chez Dominique Bagouet.

En trente ans, son style, « parfaite synthèse entre cultures classique et contemporaine » selon les mots de Dominique Hervieu, la directrice de la Maison de la Danse, s'est affiné, oscillant entre narration et abstraction, selon les envies et les projets. Il s'empare avec une facilité déconcertante des grands ballets du répertoire comme ce fameux Roméo et Juliette ou un très culotté Sacre du printemps, tout en explorant l'abstraction avec des séries comme Empty move (part I, II et III).

Sa dernière pièce présentée ici, La fresque, s'inspire du conte chinois La peinture sur le mur pour créer un univers entre origami gestuel et fantasmagorie onirique, où il continue d'explorer le monde des contes, après L'anoure, Blanche-Neige et Siddharta. Cinq femmes et cinq hommes donnent corps à cette évocation, notamment dans des pas de deux, une méditation sur le pouvoir de l'image.

Archipel Preljocaj, du 25 janvier au 3 février, www.maisondeladanse.com

Roméo et Juliette

Roméo et Juliette avait fait sensation à sa création, avec ses miliciens casqués et flanqués de leur berger allemand. Affrontement de classes, gestuelle martiale, guerrière même, duo splendide des amants enlacés, décors post-apocalytiques de Enki Bilal et musique fracassante de Prokoviev composaient les pièces d'une machine parfaitement huilée, efficace et percutante. Vingt-cinq ans plus tard, le chorégraphe d'origine albanaise a affiné sa chorégraphie, remis les décors et les costumes au goût du jour, mais l'esprit de la pièce reste le même. Il a même pris une acuité accrue et s'inscrit comme une pièce majeure de celui que tous les ballets du monde s'arrachent.

Du 25 au 29 janvier

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