AccueilTristan, Isolde et Joëlle

Tristan, Isolde et Joëlle

Les amateurs de belle danse et de grands mythes peuvent se réjouir. Le Ballet du Grand théâtre de Genève revient fouler les planches de la Maison de la danse avec le Tristan et Isolde que Joëlle Bouvier a créé pour lui en mai 2015. Une belle réussite si l'on en croit les critiques élogieuses que la pièce a reçues lors de sa venue au Théâtre national de Chaillot l'an dernier.
Tristan, Isolde et Joëlle
photo_gregory_batardon

Publié le ,

Ceux qui ont connu le foisonnement des années 80 se souviennent de ce couple ténébreux et merveilleux qu'ils formaient tous deux, elle la blonde Joëlle Bouvier, lui le brun Régis Obadia, incarnant l'amour fou, l'amour à mort. L'amour s'est enfui mais la flamme qui anime Joëlle Bouvier est restée. Et quand Philippe Cohen, le directeur du Ballet du Grand théâtre de Genève, lui a proposé de retravailler avec le ballet après l'incontestable réussite de son Roméo et Juliette en 2009, elle n'a pas hésité très longtemps entre plusieurs propositions de partitions, même si celle de Tristan et Isolde de Wagner peut impressionner, d'autant que la musique du compositeur autrichien est réputée indansable. Mais le sujet ne pouvait que la séduire. Cette histoire symbole par excellence de l'amour fou correspond tellement à sa danse et à sa personnalité, à la fois fougueuse et aérienne, terrienne et lyrique qu'elle ne pouvait qu'y souscrire. Immergée plus d'un an dans la musique avant de se lancer dans la danse, la chorégraphe originaire de Neuchâtel a cherché « dans chaque creux de la musique, un mouvement qui se cache » pour en tirer un spectacle ramassé (la partition dure 4h30 au minimum) tout en finesse. Découpé en trois « actes », « celui où ils boivent le poison sur le bateau et s’aiment à la barbe du roi Marc; celui où ils deviennent le gibier d’une chasse nocturne; celui enfin où ils meurent et se rejoignent dans l’amour éternel » sans souci narratif, ce Tristan et Isolde parfaitement maîtrisé nous entraîne à merveille dans les vertiges de cette passion dévorante qui détruit tout sur son passage.
G.V.P.
Maison de la danse, 8 au 13 avril

Partager :
Abonnez-vous
  • Abonnement intégral papier + numérique

  • Nos suppléments et numéros spéciaux

  • Accès illimité à nos services

S'abonner
Journal du 28 mai 2022

Journal du28 mai 2022

Journal du 21 mai 2022

Journal du21 mai 2022

Journal du 14 mai 2022

Journal du14 mai 2022

Journal du 07 mai 2022

Journal du07 mai 2022

S'abonner
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?