AccueilSpectacle vivantTout le monde dehors 2021 : trois spectacles de danse à ne pas manquer

Danse Tout le monde dehors 2021 : trois spectacles de danse à ne pas manquer

Notre sélection danse complètement gratuite à voir dans le cadre de Tout le monde dehors.
Tout le monde dehors 2021 : trois spectacles de danse à ne pas manquer
© Patrick Lhommedieu - L’ivresse d’une approche, à mi-chemin entre installation et performance

CultureSpectacle vivant Publié le ,

Ivresse du ciel

Créé en 2018, déjà dans le cadre de Tout le monde dehors, L’ivresse d’une approche est un objet chorégraphique non identifié.

À mi-chemin entre l’installation et la performance, cette pièce allie images et corps dans un rapport très singulier. Elle se décline en plusieurs tableaux, qui se construisent au fur et à mesure que la plateforme de 4 mètres évolue dans l’espace scénique. Une grande structure métallique constitue le terrain de jeu autour duquel s’articulent corps, musique et images. Ceux-ci s’entremêlent, se forment et se déstructurent, à l’image d’un kaléidoscope qui se construit et se déconstruit sous nos yeux.

À l’image du collage réalisé par Guillaume Ducreux pendant le temps de la représentation, reconstituant une photographie (argentique, s’il vous plaît !) grand format, à la manière d’un puzzle. Amateur de grands espaces et de sensations fortes, Jean-Camille Goimard délivre une danse habitée par les cimes et le dépassement de soi qui donne vite une impression de vertige. C’est sans doute parce que cela l’habite, autant dans ses pièces chorégraphiques que dans les vidéos qu’il réalise pour les autres ou pour sa propre compagnie, la bien nommée Au delà du bleu (ADDB).

Chacune de ses pièces tisse des liens avec cette sensation, par la nature, le ciel ou le long-board, comme un élan qui se lit dans sa danse, particulièrement celle-là qui nous suspend au souffle de l’interprète.

31 juillet, Cour d’honneur de l’Hôtel de Ville de Lyon, lyon.fr

A (re) voir : Ciel

Chorégraphe installé à Lyon, Jordi Gali est très actif en ce moment. Non content de préparer une installation pour la prochaine fête des Lumières, il reprend, dans le cadre de Tout le monde dehors version Covid, son deuxième solo, Ciel.

Dans cette pièce, il commence à explorer ce qui continue de l’animer aujourd’hui, soit la réalisation, en temps réel d’une structure architecturale éphémère. Sa "démarche envisage la main, le corps tout entier comme dotés d’imagination, et (s)es créations sont des architectures faites par des corps qui pensent. Un équilibre délicat qui surgit entre fonction et légèreté. Le temps de la construction, tel qu’il est donné à voir, est issu d’un long processus durant lequel la nature, la qualité du mouvement en lien avec la matière choisie doivent être constamment remises en jeu", explique cet ancien danseur des compagnies Ultima Vez, Rosas et Maguy Marin.

Dans Ciel, Jordi Gali monte une architecture primitive composée de branches d’arbres grossièrement écorcées et de 200 mètres de corde qui se hisse à 10 mètres au-dessus du sol. Pendant 30 minutes, il fait des nœuds, patiemment, et soulève des branches pour créer une installation à la fois simple et complexe qui invite le public à la suspension et à la contemplation.

26 et 27 juillet, parc Chazière et jardin Baraban, lyon.fr

Séquences dansées

Arrivée dans la capitale des Gaules depuis une quinzaine d’années, la chorégraphe Jazmin Londono affectionne particulièrement les croisements, les chemins de traverses et les mélanges.

Dans ce solo qu’elle présente dans le cadre étonnant de la Station Mue, une construction éphémère réalisée par Le Bruit du Frigo il y a 2 ans, dans le cadre de du festival Ouesk, dans l’espace laissé en friche du quartier de la Confluence, elle propose un dialogue entre la danse contemporaine, le théâtre et le tango, trois disciplines qu’elle maîtrise parfaitement. Colombienne formée au conservatoire de Cali, puis au CNDC d’Angers, elle a dansé pour Angelin Preljocaj, entre autres, avant de se fixer à Lyon et créer sa propre compagnie.

Ses Petites séquences d’une femme sont une ode à la féminité dans la joie et la légèreté. En parcourant différentes étapes de sa vie, en quatre séquences, la danseuse-chorégraphe nous transporte depuis son salon jusqu’au Sud de l’Amérique Latine, entre souvenirs et temps présent, conscience et rêverie, quête de liberté et résilience.

30 juillet, station Mue, lyon.fr
Partage
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?