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Tourisme en Auvergne-Rhône-Alpes : un retour à la normale pour 2022 (?)

Tourisme en Auvergne-Rhône-Alpes : un retour à la normale pour 2022 (?)
©Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme - Lionel Flasseur

Art de vivreEvasion / Tourisme Publié le ,

La perte de recettes du secteur en Aura est évaluée à 2,5 Md€ sur 2020, sur un total de 21,4 Md€ (chiffre 2019).

La région est la deuxième en termes de dépenses des touristes après l'île de France (42 Md€). Le PIB du tourisme de la région atteint 9% et dépasse un peu la moyenne nationale (8%) : « On ne va se priver de tenter de capter les clientèles étrangères si elles reviennent, affirme Laurent Cormier, directeur délégué de Pro-Auvergne-Rhône-Alpes-Tourisme, mais les clientèles françaises et intra-régionales sont celles qui viendront en priorité passer des séjours dans la région. »

80% des clientèles en Auvergne-Rhône-Alpes sont françaises : « Nous allons travailler à la relance par cercles concentriques, confirme Lionel Flasseur, directeur de Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme : les locaux, les régionaux, les autres régions. La région parisienne, par exemple représente un potentiel de 22% de clientèle. Nous mettons l'accent sur notre concept de tourisme bienveillant, responsable, la nature, la montagne... Nos principaux concurrents en été sont, bien sûr, les littoraux et les plages. »

Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme espère que le secteur retrouvera le niveau de recettes de 2019 d'ici à 2022. Dans la continuité du plan régional de soutien de 20 M€ qui a été mis en place pendant le confinement, un plan de « transition » doté de 4 M€ est consacré à la relance, par des plans médias, des campagnes digitales, des formations pour les professionnels …

Le plan se décompose en trois périodes de six mois chacune (juin-déc.2020/janvier-juin 2021/juin 2021-déc.2021), ce qui fait dire à Lionel Flasseur : « On envisage pas de vrai retour à un niveau économique du tourisme d'avant la crise, avant 2022 … »

D'évidence, ni la saison d'été à venir, ni la saison d'hiver qui suivra, ne permettront de compenser les pertes. Sur l'hiver , si les vacances de février 2020 ont été sauvées de justesse (-15/-20%), l'inconnue des Britanniques (covid+brexit), qui achètent la moitié des forfaits vendus dans les 170 stations de la région, pèse lourd dans la balance 2020-21.

Christophe Marguin : « Les établissements ont tenu grâce aux aides publiques . »

« Avant de critiquer l'Etat, affirme le président des Toques blanches lyonnaises, les professionnels devraient le remercier, car c'est grâce aux aides que nous avons traversé la crise … ».

Ce sont les mots du restaurateur, qui a rouvert mardi 2 juin, qui représente 115 établissements de l'association dont un seul a été placé en redressement judiciaire : « Certes tout n'est pas parfait, nous en sommes à la neuvième version des mesures barrières pour les restaurants, pas toujours faciles à appliquer, surtout pour le service en salle, mais les collectivités comme l'Etat ont joué le jeu. A Lyon, on nous offre les redevances des terrasses, on nous facilite les implantations supplémentaires, la Région octroie des aides jusqu'à 5000 €, la cotisation de l'office de tourisme nous est offerte (Ndlr : la Métropole a aussi un plan d'aide). »

Reste le problème de l'approvisionnement des restaurants lorsque tous rouvrent en même temps, cela se bouscule un peu, et certains produits ont été notés manquants ou insuffisants. A l'inverse, les restaurants ont aussi un problème de sur-stock des vins qui restent en cave depuis deux mois et demi…

« Des collègues chefs attaquent les assurances qui ne nous ont pas soutenus sur les pertes d'exploitation, indique Christophe Marguin, sur ce point , les choses pourraient avancer à la rentrée de septembre, affirme le chef lyonnais. »

Panier d'hiver/panier d'été

Si en Auvergne-Rhône-Alpes, 52% des nuitées se font en été, le panier moyen des dépenses des touristes est multiplié par « 2,5 » en hiver.

En Ardèche en été, 70% des clientèles étrangères sont issus des Pays-Bas, des touristes qui risquent bien de ne pas venir cette année.

Sur l'ensemble de la région, 11% du total clientèle provient d'Europe proche (G.B., Pays-Bas, Allemagne, Belgique, Suisse (2è marché hôtelier ), Italie).

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