AccueilCollectivitésTerritoire - Le Grand Parc de Miribel se voit comme un parc métropolitain

Territoire - Le Grand Parc de Miribel se voit comme un parc métropolitain

Vous sortez d’une période de réflexion sur l’avenir du Grand Parc… La réflexion n’est jamais terminée mais nous achevons en effet un cycle.

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Vous sortez d’une période de réflexion sur l’avenir du Grand Parc…

La réflexion n’est jamais terminée mais nous achevons en effet un cycle. Nous avons organisé un colloque européen en juin à l’occasion de l’AG de Fédénatur (association regroupant des parcs), sur l’insertion métropolitaine du Grand Parc. L’année d’avant, nous avions lancé un travail prospectif avec l’Agence d’urbanisme qui a débouché sur l’édition d’une étude que nous avons présenté récemment. A l’heure où l’on l’évoque l’émergence de la métropole, le développement des transports en commun, l’importance des espaces naturels dans l’aménagement du territoire, nous devions participer au débat. D’autant que nous représentons des collectivités : deux conseils généraux, des intercommunalités, des communes. Nous ne sommes pas que les gestionnaires d’une infrastructure. Nous devons concilier plusieurs missions : la préservation de l’environnement, la préservation de la qualité de l’eau, le rôle de champs d’expansion des crues du Rhône et celui de base de loisirs. Au final, pour nous, la réflexion est axée sur le triptyque attractivité/cohésion sociale/protection de l’environnement dans le cadre territorial de l’aire urbaine.

Quels ont été les thèmes abordés lors de votre séminaire mercredi 7 décembre ?

Nous avions convié Yves Chalas, professeur d’urbanisme grenoblois, qui a conceptualisé le rôle du Grand Parc en marqueurs caractérisant l’émergence de « la ville-nature contemporaine ». Et nous avons évoqué trois thèmes. Tout d’abord l’accessibilité. L’absence de transports en communs, hormis les bus, rend les choses complexes. Ensuite le modèle économique. Le Grand Parc doit absolument intégrer le canal de Miribel et le canal de Jonage dans sa réflexion.
L’offre de loisirs intéresse les populations riveraines de ces territoires. Le cirque Plume par exemple, a été prolongé deux fois. Enfin, nous avons parlé de la façon dont le Grand Parc peut s’inscrire dans la trame verte de l’espace métropolitain. Les membres du G4 (NDLR : Grand Lyon, Pays viennois, Nord Isère et Saint Etienne Métropole) travaillent sur la « voie verte des confluences » afin de relier les espaces naturels de chaque entité. Au final, on voit souvent l’agglo sous un angle Est-Ouest. Le Grand Parc a une fonction territoriale Nord-Sud entre la Côtière de l’Ain et l’Est de Lyon qui constitue une nouvelle entrée.

En somme, vous mettez sur pied une philosophie d’action …

La formulation du projet du parc s’affine. Quand nous- serons confrontés à des choses concrètes, nous nous raccrocherons en effet à tout cela. En attendant, nous souhaitons passer à une phase dans laquelle les salariés du parc s’approprient ces concepts.

Parlons concret justement. Quelle solution pourrait-elle être développée pour améliorer l’accessibilité ?

Je pense depuis quelques temps à un transport par câble entre le pôle multimodal T3, le Grand Parc et la Côtière de l’Ain. Un téléphérique au débit similaire à celui d’un tram. C’est un projet dont le coût se situerait entre 23 et 30 M€. J’espère pouvoir lancer une étude plus fine en 2012.

Côté socio-culturel ?

Nous souhaitons implanter une oeuvre d’art contemporaine d’Ugo Rondinone, un artiste suisse en vue sur New York. Elle pourrait être financée par le Ministère de la Culture. Parallèlement, nous poursuivons le projet des Allivoz, un centre d’éducation à l’environnement.

Où en est-on de la renaturalisation des dernières gravières et du label Bio « Saveurs du Grand Parc » ?

La renaturalisation se poursuit. Le label intéresse les agriculteurs mais il faut du temps pour concrétiser. Après l’huile et le miel, il est question d’une bière avec du houblon local…

Que vous apporte l’adhésion à Fédénatur ?

Ce que peut apporter un réseau : la mutualisation des expériences. Nous sommes plus particulièrement proches du parc du Po de Milan avec lequel nous sommes jumelés. C’est un parc plus en longueur mais qui présente les mêmes caractéristiques (anciennes gravières, base de loisirs…). Ils étaient en avance d’un point de vue touristique. Nous nous en sommes inspirés. Si le parc est saturé en été, il nous faut expliquer qu’il y a un intérêt à s’y promener à toutes les saisons. Par ailleurs, le Grand Parc est aujourd’hui mis en avant sous la bannière Only Lyon. La présence d’espaces naturels apparaît très importante pour attirer des entreprises sur Lyon.

Propos recueillis par Alban Razia


(1). Jérôme Sturla est conseiller municipal de Décines, conseiller communautaire du Grand Lyon. Il est également conseiller général et c’est à ce titre qu’il préside le SYMALIM.

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