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TER Auvergne-Rhône-Alpes : pas d'ouverture à la concurrence tous azimuts

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TER Auvergne-Rhône-Alpes : pas d'ouverture à la concurrence tous azimuts

L'obligation d'ouvrir les lignes TER à la concurrence sera effective en 2023. En Auvergne-Rhône-Alpes, elles le sont depuis le 3 décembre. Si l'exécutif régional d'Auvergne Rhône-Alpes a acté sur une certaine « fidélité » à la SNCF via une convention (sur la période 2017-2022), celui-ci se réserve le droit de remettre en jeu le choix de nouveaux opérateurs sur certaines lignes d'ici quatre ans.

« Sur le dossier de l'ouverture à la concurrence des TER, nous ne voulons pas faire de l'idéologie mais être pragmatiques en Auvergne-Rhône-Alpes. L'enjeu avec notre réseau c'est à la fois d'améliorer les transports du quotidien les habitants et de contribuer par le report modal à améliorer la qualité de l'air » explique Martine Guibert, vice-présidente déléguée aux Transports à la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

Si pour l'instant, la collectivité fait confiance à l'opérateur historique, la convention TER entre SNCF Mobilités et la Région, pour la période 2017-2022, prévoit bien cette situation de mise en concurrence pour notamment pour certaines lignes TER : « En vue d'anticiper une éventuelle mise en concurrence de l'exploitation des lignes Saint-Gervais - Vallorcine et de l'Ouest lyonnais, SNCF Mobilités s'engage à transmettre un reporting spécifique pour chacune de ces deux lignes, dans les conditions définies à l'Article 40.3. » peut-on lire dans le document.

Dès 2017, la Région avait ainsi Saint-Gervais/Chamonix/Vallorcines et les trois lignes de l'Ouest lyonnais Lyon-St-Paul / Tassin vers Brignais, Saint-Bel et Lozanne comme pouvant potentiellement intégrer le processus de mise en concurrence.

Une étude sur le tronçon Saint-Gervais/Vallorcines a même été lancée cet été. Celle-ciporte sur le modèle économique de la ligne, avec un volet sur l'infrastructure, la tarification et donc un volet exploitation en vue d'une mise en concurrence.

Sur la question de l'ouverture à la concurrence sur les intercités, Martine Guibert indique que « le Région sera particulièrement vigilante afin qu'elle ne se traduise pas par une disparition des sillons de circulation réservés aux TER ».

La Fnaut en faveur d'une concurrence ferroviaire

La Fédération nationale des associations d'usagers des transports (FNAUT) s'est très tôt positionnée en faveur de l'ouverture à la concurrence des lignes TER, « sous condition que les attentes des voyageurs soient réellement prises en compte » précise-t-elle. Récemment interrogée par nos confrères de France Bleu, Anne-Marie Ghémard, présidente de l'instance en région Auvergne-Rhône-Alpes indique que cette la fin de ce monopole ferroviaire est « un aiguillon bénéfique » tout en ajoutant que « la SNCF est capable de s'améliorer et nous avons de grandes entreprises à capitaux publics en France qui font rouler des trains à l'étranger, comme Transdev ou RATPDEV. Ces entreprises ont de l'expérience et peuvent faire rouler des trains, il est dommage que seule la SNCF ait le droit de le faire ».




Julien THIBERT
Journaliste

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