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Télétravailler en station, bonne ou mauvaise idée ?

Télétravailler à la montagne, une idée tentante pour qui en a la possibilité. Mais pas si simple à concrétiser...
Télétravailler en station, bonne ou mauvaise idée ?
© Adobe Stock - Télétravailler à la montagne, pourquoi pas ?

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Les médias se sont déjà fait l'écho d'une offre au prix très agressif, proposé à Courchevel pour des séjours d'au moins un mois. Objectif : attirer les télétravailleurs. Une possibilité qu'il est cependant difficile d'imaginer en Isère, notamment parce que nombreux ressorts ont préféré ne pas ouvrir leurs portes. Mais quid de l'offre de locations saisonnières par les particuliers ?

"Des demandes, il y en a eu plusieurs. La location est possible tant que l'on n'est pas confinés. Mais dès lors que le confinement est confirmé, nous n'avons pas le droit de louer", explique Bruno Bernabé, directeur des Gîtes de France en Isère, qui souligne aussi le surcoût généré, car même avec une offre attractive, rien ne garantit que les salariés souhaitent consacrer leur budget vacances au télétravail.

Des demandes de professionnels

"Il y a aussi une question éthique. La période est déjà propice à l'arrivée des propriétaires de résidences secondaires. Doit-on aussi louer les logements aux urbains, et reconstruire la ville à la montagne ?" En revanche, il y a de nombreuses demandes de professionnels. "Des personnes en déplacement, ou sur des chantiers à proximité, et qui sont heureux de trouver un hébergement où ils peuvent cuisiner. Beaucoup n'aiment pas l'idée d'être enfermés dans leur chambre d'hôtel à 18h pour y manger son plateau repas".

Et c'est ainsi qu'au mois de novembre, en plein reconfinement, les gîtes de l'Isère enregistrait un chiffre d'affaires de 50 000 €, contre 70 000 € en 2019, avec une clientèle constituée exclusivement de professionnels. Si de nouvelles directives autorisent l'exercice du télétravail, dans un autre lieu que son propre domicile, quelques règles sont à respecter.

Outre les bonnes conditions (accès Internet, par exemple), et l'assurance de pouvoir retourner rapidement sur son lieu de travail en cas d'urgence, l'accord doit être donné par l'employeur. Il ne faut pas oublier non plus de clarifier les règles assurantielles de l'entreprise. Ainsi, une blessure sur les pistes ne pourra pas être assimilée à un accident du travail…

Lire notre dossier "spécial montagne"

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