AccueilServicesSylvie Guinard, cinquième génération d'entrepreneur

Sylvie Guinard, cinquième génération d'entrepreneur

Rien ne prédestinait Sylvie Guinard à reprendre la PME familiale tenue par la famille Doyen – son nom de jeune fille.

EconomieServices Publié le ,

Et personne ne l’incitait. Ni son père, responsable du service informatique, qui tient ses enfants éloignés des problématiques de l’entreprise, ni sa mère, qui ne souhaite pas en parler à la maison. Aînée de cinq enfants, dont quatre filles, elle rêve « de métiers où l’extraordinaire se vit tous les jours », comme astronaute, chirurgien, commissaire à la criminelle ou pilote de chasse. « Mais à l’époque, c’était interdit aux filles, souligne la présidente dans un sourire. Alors, comme j’étais forte en maths, mes professeurs m’ont orientée vers l’Ecole supérieure des techniques aéronautiques et de construction automobile (ESTACA) ». L’ancienne élève des maristes quitte Lyon et sa famille pour Paris où elle assouvit sa passion pour l’aéronautique. Jeune diplômée, mariée avec un autre passionné, « mais de ferroviaire », le couple s’installe en Alsace et l’ingénieure s’initie à la gestion de projet chez Techlam, une PME fabriquant, notamment, des composants pour la fusée Ariane 5.
En raison de la mutation de son mari pour Lyon, Sylvie Guinard renoue avec la région mais sans emploi : « A moins de 30 ans, sans enfants, on ne confiait pas de poste de gestion de projets à de jeunes ingénieurs ». Combative, releveuse de défis, elle imagine alors créer son propre emploi. Elle envisage de créer ou de reprendre une entreprise. Pourquoi ne pas se pencher alors sur le cas de l’entreprise familiale ? « C’est, contre toute attente, mon grand-père qui est venu me trouver pour me soumettre cette idée ». Parmi ses 23 petits-enfants, le dirigeant, qui se consacre essentiellement aux inventions et a laissé la direction opérationnelle à ses neveux, en repère deux : « Seuls l’un de mes cousins et moi sommes ingénieurs. Mais comme j’étais une fille, il n’avait pas pensé à moi, a priori ». Si elle est armée pour la partie technique, elle débute un MBA international à l’EM Lyon « pour tout le reste » et intègre Thimonnier en 2002. Elle gravit les échelons un à un, passe par le bureau d’étude, la comptabilité, les finances (qu’elle conserve encore aujourd’hui), devient directrice générale adjointe et enfin présidente en 2009. Près de dix ans après son arrivée et deux petites filles plus tard, elle rachète l’intégralité de leurs parts aux treize actionnaires familiaux via sa société Essevelis. .../...

Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5095 du samedi 05 avril 2014

Partage
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?