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Succès annoncé pour "La légende du Roi Arthur"

Du 11 au 13 mars 2016, la superproduction musicale débarque à la Halle Tony Garnier pour quatre représentations.
Succès annoncé pour
© Koria - Florent Mothe (Arthur) et Zaho (Morgane) en têtes d'affiche

CultureSpectacle vivant Publié le ,

Après Mozart et la Révolution française, c’est au tour d’Arthur et de ses chevaliers d’être dépoussiérés par le duo Dove Attia / François Chouquet. 20 décors, 50 figurants, 410 costumes… Comme à l’accoutumée, le show de 2 h 15 ne manque pas de panache, habilement bâti autour d’un scénario qui a pourtant donné du fil à retordre à ses auteurs : « Il existe des dizaines de versions de cette histoire, explique Dove Attia. Nous avons dû choisir un point de vue sans fissurer le mythe. »


Plutôt facile d’imaginer que l’habile producteur a choisi de s’inspirer chez Boorman plutôt que de l’œuvre féconde de Chrétien de Troyes. À défaut de quête du Graal, on se concentre ici sur les états d’âme d’une Guenièvre tiraillée entre les sentiments qu’elle éprouve pour son époux royal et le jeune Lancelot. Une épopée chevaleresque digne d’un épisode de "Game of Thrones". Une histoire d’amour et de déchirements intérieurs avant l’ultime pardon (oups, spoiler).
Sur une chorégraphie de Giuliano Peparini, on retrouve les habitués de la troupe Attia : aux côtés du doué David Alexis, qui se glisse avec aisance dans la peau de Merlin, Florent « Arthur » Mothe (le Salieri de Mozart, l’opéra rock) et Camille « Guenièvre » Lou (1789, les Amants de la Bastille) reprennent du service. La famille s’agrandit avec l’arrivée de la chanteuse Zaho, au départ sollicitée pour l’écriture des chansons, qui hérite du personnage de la fée Morgane, la demi-sœur machiavélique.


Rien de nouveau côté musique, où la même recette tourne en boucle depuis Les dix commandements : des inspirations puisées au cœur de l’époque concernée puis remixées à la sauce actuelle (Orelsan et Skread au générique). Les amateurs apprécieront, les détracteurs fortifieront toujours plus leurs positions. Quel que soit son camp, le spectateur ne pourra dédire la royale envergure de cet Arthur.

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