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Subaru Forester et XV passent à l'hybride

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Subaru Forester et XV passent à l'hybride

Du nouveau chez Subaru, avec la prochaine entrée en scène d'un nouveau Forester et d'une inédite motorisation hybride e-Boxer qui animera également le crossover compact XV.

Opérant dans plus de 90 pays du monde, Subaru n'en reste pas moins un petit constructeur au regard des géants du secteur, avec une production annuelle qui ne dépasse guère le million d'autos. Son principal débouché est l'Amérique du nord, où la marque s'est taillée une belle réputation depuis 1972 avec ses voitures de tourisme à 4 roues motrices. Elles sont également très prisées en Europe du nord et en Suisse, pour leurs qualités reconnues sur la neige. Grâce à l'association d'un moteur « Boxer » aux cylindres à plat opposés qui abaissent le centre de gravité, à un système de transmission intégrale Symetrical AWD qui répartit les forces à parts égales entre les essieux en progression normale.

Modèle emblématique de la marque japonaise, le Forester est en passe d'être renouvelé par une cinquième génération, dont les livraisons débuteront à partir de novembre 2019. Mais il faut un œil plutôt exercé pour différencier d'emblée le nouvel opus de son prédécesseur, tant l'air de famille demeure prégnant. Calandre, traitement de la face avant, contour du vitrage latéral et face postérieure marquent néanmoins la différence. Élargi de 20 mm et allongé de 30 mm sur l'empattement, le dernier représentant de cette longue lignée étoffe donc son habitabilité générale, pour une longueur hors tout légèrement accrue, de 4,62 mètres.

Avenante, la planche de bord n'en est pas moins celle de la compacte Impreza. Très équipé d'emblée, le Forester dispose dès la finition d'accès Confort (36 990 €), de l'arsenal sécuritaire Subaru EyeSight (régulateur de vitesse adaptatif, freinage pré-collision, assistant d'embouteillage, etc.). Le stade intermédiaire Premium (39 990 €) ajoute notamment un système novateur de reconnaissance faciale Driver Monitoring System, capable de détecter les signes de fatigue du conducteur, tout en reprenant automatiquement les réglages favoris de ceux appelés à en reprendre le volant. Freinage d'urgence en marche arrière, caméra latérale et hayon électrique renforcent la dotation de base, alors que le niveau haut de gamme Luxury (44 990 €) saupoudre encore une bonne dose de raffinement : sellerie cuir, sièges arrière chauffants, toit ouvrant et jantes alliage de 18 pouces. Et hormis les 8 teintes métallisées à 650 €, il n'y a pas d'autre option.

Mais la principale nouveauté technique du nouveau Forester réside dans son inédit groupe motopropulseur hybride e-Boxer, associant un 4 cylindres à plat 2 litres essence 16 soupapes double arbre de 150 ch, à un moteur électrique de 17 ch (12,3 kW), l'ensemble développant une puissance cumulée de 167 ch. Selon le constructeur, cet attelage permettrait d'abaisser la consommation jusqu'à 11 % en circulation urbaine, par rapport au Boxer 2 litres tout thermique. Malgré tout, ses rejets de 154 g/km de CO2 aux normes NEDC corrélé lui collent 2 153 € de malus.

La Subaru XV (dire « ixe vé »), pendant SUV de la berline Impreza, sera également disponible à partir de décembre 2019 avec la même motorisation hybride e-Boxer. Plus léger et plus aérodynamique, ce crossover compact à transmission intégrale de 4,46 mètres de long ramène ses émissions à 149 g/km de CO2, amoindrissant quelque peu l'écotaxe qui le frappe. Lancée il y a une vingtaine de mois, la seconde génération du modèle se signale également par sa richesse d'équipement dès la version d'accès Confort (33 990 €). Où le système maison EyeSight à double caméra, qui gère les nombreuses aides à la conduite, est également incorporé sur les trois niveaux de finition proposés.

Depuis 1917, le groupe nippon Fuji Heavy Industries s'est spécialisé dans les moteurs d'avion, puis dans les voitures en 1958, donnant naissance à la première Subaru avec la 360. Et en 1966, le premier moteur Boxer anime une Subaru, la 1000. Pour son centenaire, le groupe a été rebaptisé Subaru Corporation et se concentre toujours sur l'automobile et la fabrication de composants pour l'aéronautique. Réalisant entre autres les raccords d'aile pour Boeing.




Philippe DALASSIO
Journaliste

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