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Spectacle vivant - (No) Sex (No) City

Libertin ou puritain, le festival Ambivalence(s) s’ouvre à la danse pour interroger la ville et ses interdits. Comme les années précédentes, la Comédie de Valence clôture la saison avec un festival créatif et impertinent sur le thème de la ville.

ActualitéSociété Publié le ,

Libertin ou puritain, le festival Ambivalence(s) s’ouvre à la danse pour interroger la ville et ses interdits.

Comme les années précédentes, la Comédie de Valence clôture la saison avec un festival créatif et impertinent sur le thème de la ville. (no) sex (no) city, mot d’ordre de cette 4e édition, annonce la couleur d’une affiche déclinée dans plusieurs lieux de l’agglomération, où le public découvrira le champ infini de la solitude des nuits où l’on fait commerce de tout.
La dramaturge Marion Aubert et la metteure en scène Marion Guerrero ouvrent le volet théâtral avec De l’infra-ordinaire à l’extraordinaire (rendez- vous), une enquête en immersion dans les zones érogènes de Valence (Le Beau Garage, du 22 au 24 mai). Pauline Sales et Fabrice Melquiot écrivent Dr Camiski, premier épisode d’un feuilleton théâtral qui explore les arcanes de la sexualité contemporaine, un spectacle mis en scène par Richard Brunel, le directeur de la Comédie de Valence, interprété par Vincent Garanger et Eric Massé (La Fabrique, du 23 au 27 mai). Du théâtre à la lecture, il n’y a qu’un pas que franchit Norah Krief qui lit des extraits de La Petite foule et de L’Inceste, deux romans de Christine Angot (Hôtel du Département, 26 mai).
Ambivalence(s) entre dans la danse avec la première française d’une démonstration de hula hoop où, sur une musique de Vivaldi, Pepe Faura détourne l’imaginaire pornographique en une pratique chorégraphique et sportive au titre très explicite : Bomberos con grandes mangueras (les pompiers avec leurs grandes lances). Ces quinze minutes de performance (Théâtre de la comédie le 22 mai) font écho à Sin baile no hay paraiso (pas de danse pas de paradis), un collage scénique signé Pepe Faura où le Lac des cygnes s’entrechoque avec Singing in the rain, Saturday night fever ou Keermaker et Forsythe. Forcément décalé et iconoclaste (Théâtre de la Ville, 23 et 24 mai). Dernier volet chorégraphique, Aringa rosa, création d’Ambra Senatore présentée en avantpremière de la Biennale de la Danse de Lyon (La Comédie, 27 et 28 mai). Les noctambules pourront assister à la Nuit interdite, projection d’un florilège de films muets érotiques mis en musique par Serge Bromberg (La Comédie, 22 mai).

A. M.


4e édition du festival Ambivalence(s), du 22 au 28 mai. www.comediedevalence.com

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