AccueilActualitéSociétéSpectacle vivant - Les larmes de Mozart

Spectacle vivant - Les larmes de Mozart

L’Opéra de Lyon entame 2015 avec Idoménée, le chef-d’oeuvre de l’opera seria, où s’affrontent Lothar Odinius et Kate Aldrich. Premier opéra de la maturité, Idoménée est une étape essentielle dans la vie de Mozart.

ActualitéSociété Publié le ,

L’Opéra de Lyon entame 2015 avec Idoménée, le chef-d’oeuvre de l’opera seria, où s’affrontent Lothar Odinius et Kate Aldrich.

Premier opéra de la maturité, Idoménée est une étape essentielle dans la vie de Mozart. Cette partition, la plus aboutie de l’opera seria, brode sur le rapport père-fils. Thème sensible pour un compositeur qui, à l’issue des représentations, s’affranchit de la tutelle paternelle pour rejoindre Vienne. Le livret raconte le retour en Crète du roi Idoménée. Pris dans la tempête, il promet à Neptune d’immoler le premier être vivant qu’il rencontrera sur le rivage, où il débarquera après le naufrage de son bateau. Mais que faire lorsque la victime n’est autre que son propre fils, Idamante.
Le metteur en scène Martin Kusej donne chair à cette confrontation entre la loi des dieux et celle des hommes dans cette production créée au Civent Garden de Londres, coproduite avec l’opéra des Flandres et Lyon qui l’accueille dans une autre distribution. Un spectacle charpenté autour d’un espace clos et géométrique où la volonté divine retient les personnages, sans autre fuite possible que la mort. Neptune cèdera, et pas seulement sous les assauts de la sublime musique de Mozart. Mais gageons que le metteur en scène autrichien ouvrira le spectre pour poser la question du péché originel d’Idoménée, la question politique du souverain qui n’a cure du sort de ses sujets.`
Dans la fosse, Gérard Korsten dirige les choeur et orchestre de l’Opéra qui entourent les principaux solistes. Lothar Odinius incarne le rôle-titre ; face à lui son fils Idamante prend les traits de Kate Aldrich. Elena Galitskaya (Ilia) et Ingela Brinberg (Electre) complètent le quatuor de tête que rejoint Juline Behr dans le rôle d’Arbace. Le jeune ténor fait (enfin !) ses débuts à l’opéra de Lyon, sa ville natale, après avoir chanté ce rôle au festival d’Aix-en-Provence, dans une production d’Olivier Py, et dans une reprise, en version de concert, à l’Auditorium sous la baguette de Marc Minkowski.

Antonio Mafra


Opéra de Lyon, du 23 janvier au 6 février
www.opera-lyon.com

Partager :
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?