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Spectacle vivant - Le retour de Michel Robin

Le comédien, qui fut membre de la troupe de Roger Planchon dans les années 1960, s’offre une bouffée de Tchekhov. Nioukhine, économe dans une école de musique pour jeunes filles, doit clore une conférence sur les méfaits du tabac devant un cercle de notables provinciaux.

ActualitéSociété Publié le ,

Le comédien, qui fut membre de la troupe de Roger Planchon dans les années 1960, s’offre une bouffée de Tchekhov.

Nioukhine, économe dans une école de musique pour jeunes filles, doit clore une conférence sur les méfaits du tabac devant un cercle de notables provinciaux. Dans ce monologue, écrit par Tchekhov, le quinquagénaire parle moins de nicotine que des méfaits du mariage avec une femme omniprésente (qu’on ne verra pas) et des rapports amoureux dans la Russie tsariste engluée dans les conventions, les rapports d’argent et la hantise de la vieillesse. Texte très court, à peine une petite quinzaine de minutes, que l’on joue, le plus souvent, associé à deux ou trois des sept pièces en un acte écrites par l’auteur de La Cerisaie, Les Méfaits du tabac nous donne l’occasion de retrouver Michel Robin, un immense comédien, sociétaire de la Comédie-Française, de 1994 à 2009, où il a laissé le souvenir d’une grand Bourgeois Gentilhomme de Molière mis en scène par Jean-Louis Benoît. L’acteur, aujourd’hui âgé de 84 ans, vient de terminer un film avec Arnaud Desplechin, joue son personnage avec la gourmandise de l’enfant pris la main dans le pot de confiture. « Je connaissais ce texte que j’avais joué, en amateur, lorsque j’étais étudiant en droit à Bordeaux, et proposé pour l’audition au Cours Florent », se souvient cet ancien compagnon de route du TNP.
Créé aux Bouffes du Nord en mars 2014, en tournée à travers la France avant une série de représentations à Sidney, en Australie, Les Méfaits du tabac est surtout un guide pour Floriane Bonanni, qui a imaginé ce spectacle, d’un peu plus d’une heure, Denis Podalydès ayant mis sa griffe pour les derniers ajustements. Une proposition avant tout musicale, où le violon de Floriane Bonanni et le piano d’Emmanuelle Swiercz accompagnent la soprano Muriel Ferraro dans La Romance op.47 N°1 de Tchaïkovski. Un clin d’oeil aux Trois Soeurs de Tchekhov, les deux musiciennes dialogueront sur la deuxième Partita et la sonate en si mineur de Bach ainsi que la Sequenza VIII de Berio.

Antonio Mafra


Théâtre de la Renaissance, du 7 au 9 janvier à 20 h

www.theatrelarenaissance.com

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