AccueilEconomieSophie Sidos, présidente Medef Isère et Fondation Vicat : "La reprise est là, mais avec des incertitudes"

Sophie Sidos, présidente Medef Isère et Fondation Vicat : "La reprise est là, mais avec des incertitudes"

Elue le 18 novembre dernier à la présidence du Medef de l’Isère, fonction qu’elle est la première femme à occuper, Sophie Sidos, par ailleurs présidente de la fondation Vicat, et qui siège à l’instance nationale du Medef, fait le point sur les attentes et besoins des entreprises.
Sophie Sidos, présidente Medef Isère et Fondation Vicat : "La reprise est là, mais avec des incertitudes"
© Caroline Thermoz-Liaudy

Economie Publié le ,

Vous avez créé la fondation Vicat en 2017. Quelles étaient vos motivations ?

Il s’agissait de faire en sorte que nos collaborateurs s’engagent dans des actions à l’extérieur de l’entreprise et
donnent plus de sens à leur vie. Encore plus après la Covid, on se rend compte de la volonté d’engager des actions.

Une volonté de s’engager vers les autres, et d’avoir une entreprise plus inclusive. Au départ, il s’agissait de valoriser le patrimoine en béton artificiel, puisque c’est dans le cadre du bicentenaire que la fondation a été
créée. Mais je suis aussi très engagé sur la lutte contre la mucoviscidose. Aujourd’hui, la fondation Vicat agit aussi sur l’inclusion, la solidarité, le patrimoine… La fondation est aussi un gage de
confiance pour les salariés.

Il y a beaucoup d’associations et beaucoup de causes. Pour des salariés qui ne savent pas pour qui s’engager, la fondation permet de canaliser, de faire des propositions.

Comment se portent les entreprises après deux années de crise ? Doit-on craindre la sortie du « Quoi qu’il en coûte » ?

Elles se portent très bien, particulièrement en Isère et dans la région. Cela interpelle souvent, mais c’est une réalité. Certaines problématiques sont toujours prégnantes, telles que la hausse des matières premières, les difficultés liées au recrutement, et un phénomène d’inflation. Au Medef, on reste très prudent, car une nouvelle vague peut encore arriver, mais globalement on s’en est bien sorti. Certes, il y a les PGE à rembourser, et on aura peut-être dans les 3 % d’entreprises qui vont avoir du mal à le faire.

Néanmoins, et même si personnellement je vois la fin du Covid assez proche, il persiste une incertitude à moyen terme, sur les carnets de commandes qui diminuent. C’est particulièrement vrai dans le bâtiment, où il y a moins de chantiers, où les permis de construire peinent à être délivrés…

Ça veut dire que la reprise n’est pas confirmée dans la durée ?

Elle est là mais avec un grand nombre d’incertitudes. Des incertitudes liées au fait que les entreprises ont besoin de réussir la transition écologique et économique, mais on ne sait pas comment on va la faire. Sur la mobilité : on ne sait pas quel carburant sera utilisé demain ? Le gaz, compte-tenu du contexte, est d’autant plus cher aujourd’hui, ce qui fait qu’on arrête de faire rouler nos camions qui roulaient au gaz.

On voudrait se lancer dans l’électricité, mais cela coûte très cher, et les possibilités sont limitées pour les poids lourds. Quant à l’hydrogène : on n’est encore pas prêts sur le territoire car on n’a ni financements, ni stations. Il va donc falloir que tout s’accélère. Et on pourra accélérer si on est davantage aidés par l’Etat et si on défend le mix énergétique. Sans la pluralité dans les énergies, on n’y arrivera pas. (...) La suite de cet article est réservée à nos abonnés.

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