AccueilCollectivitésSociété Villeurbannaise d'Urbanisme : un cas probablement unique en France

Société Villeurbannaise d'Urbanisme : un cas probablement unique en France

Un centre-ville d’une commune de 140 000 habitants détenu par une SEM, ce n’est pas banal.

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C’est même probablement unique en France. Et c’est le fruit d’une décision politique très ancienne qui n’a jamais été remise en cause car considérée comme historique. La construction du quartier dit des Gratte-Ciel à Villeurbanne apparaît en effet comme l’une des rares utopies socialistes réalisées et a fait l’objet de nombreuses études d’historiens. Cette histoire est remarquable à plus d’un titre. Tout d’abord par l’objectif visé à l’époque. Dans les années 1930, Villeurbanne est une commune encore dessinée par les prés, les champs mais aussi par les usines qui ont connu un bel essor dans les décennies précédentes. Problème : l’urbanisation a été anarchique et certaines zones apparaissent insalubres. Le maire de l’époque, le célèbre docteur Lazare Goujon, souhaite créer un vrai centre-ville avec des équipements publics et surtout des logements pour les ouvriers du secteur. Il sollicite l’architecte Morice Leroux qui va marquer à jamais l’histoire de la commune par la façon dont il va interpréter la commande qui lui a été faite. L’initiative de Lazare Goujon prendra également un tour innovant juridiquement et financièrement parlant. En effet, il crée – et c’est probablement là encore une première en France – une société associant public et privé. La Société Villeurbannaise d’Urbanisme nait en 1931 et préfigure ce que seront les SEM. « Son capital est alors partagé entre la commune et les sociétés qui vont construire les Gratte-Ciel, le Palais du travail (devenu TNP) et la mairie », explique Martine Kapps, directrice actuelle de la SVU. En quatre ans, le projet est bouclé. Il est inauguré le 17 juin 1934. Cette année 2014 marque donc un anniversaire important, les 80 ans, qui vont donner lieu à de nombreuses festivités tout l’été.
Depuis le début, la SVU veille sur son patrimoine. Elle n’est aujourd’hui que propriétaire des immeubles, qui sont au nombre de six, avenue Henri-Barbusse, rue Michel-Servet, rue Paul- Verlaine et rue Anatole-France. Un ensemble connu pour son entrée, marquée par deux tours qui donnent en partie son identité au quartier, à tel point qu’elles ont inspiré le logo de la ville. Un ensemble également connu pour son ambiance de village, surtout avenue Henri-Barbusse avec ses commerces et ses larges trottoirs ombragés. .../...

Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5104 du samedi 7 juin 2014

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