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SNCF Rhône-Alpes : « Stop au vieillissement »

Avec la remise à plat des horaires des trains, des projets de grands travaux et d'investissement sur le réseau ferré en Rhône-Alpes en 2016, SNCF Mobilité et SNCF Réseau se rejoignent sur la voie des priorités que sont le renouvellement et la maintenance.
SNCF Rhône-Alpes : « Stop au vieillissement »
D.R. - Gilles Cheval et Laurence Eymieu

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Avec des horaires majoritairement inchangés sur les lignes principales, 2016 sera une année de stabilisation de l’offre TER en Rhône-Alpes, avec l’arrivée des premiers TER de dernière génération Regio2N, financés par la Région Rhône-Alpes à hauteur de 400 M€. Les TGV, comme en 2015, seront renforcés lors de la saison hivernale en direction des stations de ski. Principale nouveauté : le lancement au printemps de deux aller-retour quotidiens avec Luxembourg et d’une liaison avec Milan via Modane. L’offre low-cost OUIGO se développe également en direction de Tourcoing via Roissy.

Au chapitre des grands investissements, un programme de travaux considérable s’annonce. « Le réseau rhônalpin est très varié avec des ouvrages d’art comme nulle part ailleurs. C’est bien, mais cela pose de nombreux problèmes. Il est d’autre part vieillissant. La maintenance avait été un peu délaissée au profit de la création de lignes nouvelles. Aujourd’hui, l’âge moyen d’une ligne est de 33 ans. En Allemagne, c’est 17 ans. Nous devons rajeunir l’infrastructure », affirme Gilles Cheval, drecteur territorial SNCF Réseau Rhône-Alpes Auvergne. Après avoir investi 200 M€ par an en 2012 et 2013, ce sont 300 M€ qui ont permis de réaliser quatre chantiers en 2015 et de renouveler 158 km de voies.
En 2016, 300 M€ doivent permettre de réaliser des travaux de grande envergure concernant le renouvellement de 150 aiguillages, des chantiers très complexes car ils sont situés dans des zones de trafic important et imposent des interruptions de circulation. La direction territoriale de SNCF Réseau amplifie sa communication pour prévenir les voyageurs en amont afin qu’ils anticipent la gêne occasionnée par ces travaux. Outre l’affichage dans les gares, des visites de chantiers seront organisées pour faciliter les échanges entre les professionnels et les usagers. « L’objectif est de changer l’ensemble des aiguillages lyonnais à l’horizon 2020. Une opération de sécurité indispensable qui coûte entre 500 000 et 700 000 € l’unité », ajoute Gilles Cheval.

Le nœud ferroviaire et le CEVA

Les prévisions d’augmentation du trafic et le déploiement du cadencement nécessitent d’optimiser la gestion des circulations ferroviaires. Autant d’exigences que la commande centralisée contribue à satisfaire. Le cœur du nœud ferroviaire lyonnais est géré par plusieurs postes d’aiguillages répartis sur les zones de Part-Dieu, Guillotière, Perrache et Vaise. Leur mise en compatibilité technologique est engagée depuis 2005. La dernière étape intégrera les postes d’aiguillage de Perrache et de Vaise, imposant une coupure de 72 heures des circulations ferroviaires dans ces deux gares, prévue du 10 au 13 novembre.
Autre chantier ambitieux actuellement en cours de réalisation entre Annemasse et Genève : le CEVA, liaison ferroviaire Cornavin - Eaux-Vives - Annemasse, permettra la mise en service, fin 2019, de la desserte Léman Express, proposant une offre voyageurs de type RER pour le Grand Genève. Un investissement de 234 M€ côté France et de 1,2 Md€ côté Suisse avec le creusement d’un tunnel sous la ville de Genève. Un territoire de près d’un million d’habitants qui sera connecté par 230 km de lignes et 40 gares.
Quant au chantier du nœud ferroviaire lyonnais, qui devrait s’étaler entre 2017 et 2025, il se prépare actuellement dans les coulisses de la SNCF qui envisage la création d’une voie supplémentaire et le déplacement des feux de circulation pour réduire les écarts d’entrée en gare entre deux trains, actuellement de quatre minutes.
« Le système ferroviaire est un tout. Nous devons améliorer la qualité de service, renouveler les infrastructures, anticiper les délais d’intervention, faire circuler les trains en limitant l’impact des travaux sur les voyageurs. Et depuis les attentats de Paris, nous devons faire face aux nombreuses alertes de colis qui ont entraîné 900 perturbations de trains dans le nœud ferroviaire de Part-Dieu. Celui-ci est responsable de 37 % des retards en général. » Un défi que Gilles Cheval et Laurence Eymieu, directrice régionale SNCF mobilité Rhône-Alpes veulent relever, avec des travaux d’ores et déjà programmés pour un montant de 450 M€ par an, en 2017 et 2018.


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