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Slat réalise ses prototypes en impression 3D

Sécuriser la production en passant d'abord par la validation d'un prototype imprimé en 3D en sous-traitance. Telle est la stratégie adoptée par cette société, implantée à Champagne-au-Mont-d'Or, spécialisée dans la conception et la fabrication de coffrets d'alimentations électriques équipées.
Slat réalise ses prototypes en impression 3D
© : DR - Slat dépose quatre à six brevets par an sur un secteur de l'alimentation électrique où l'entreprise affirme être leader.

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Depuis huit mois, une petite révolution a gagné la R&D, du bureau d'études et de la production de Slat. « Nous avions besoin de réaliser des prototypes pour faire de la validation fonctionnelle et design avant de lancer la grande série de nos coffrets plastiques, détaille Rija Andria, directeur des opérations et de la qualité chez Slat (17 M€ de chiffre d'affaires, 70 personnes et 12 % investis chaque année dans la R&D). L'impression 3D nous permet de sécuriser la fabrication et de ne pas investir tout de suite dans la conception d'un moule pour l'injection plastique qui servira à produire en grande série. » Le directeur technique y voit plusieurs avantages : « Nous réduisons les erreurs dans la fabrication d'un moule, dont les prix atteignent 15 à 20 000 €, et raccourcissons les temps de développement. La conception d'un moule prend quatre semaines. En 48h, nous pouvons avoir un prototype en 3D et en valider sa fonctionnalité avant de lancer la fabrication du moule dédié à la production en série. »

Les retours en interne sembles bons et la technologie s'est déployée pour la fabrication de coffrets montrés sur les salons professionnels. Mais en aucun cas la technologie ne remplacera la fabrication traditionnelle, pour la grande série, qui repose sur l'injection plastique. « Notre secteur d'activité est extrêmement normé, détaille Rija Andria. Aujourd'hui, nous ne maitrisons pas les phases de qualification sur les produits imprimés en 3D. »

La réactivité que procure la fabrication additive se répercute dans les partenariats engagés avec des fournisseurs locaux. « Notre sous-traitant est à Villeurbanne ce qui facilite le dialogue, l'échange et la réactivité, trois avantages de la conception 3D. » Il n'est pour l'heure pas question d'investir pour Slat. La sous-traitance apporte la souplesse. La difficulté réside davantage au sein même de la R&D. « L'impression 3D permet des formes complètement biscornues impossibles avec les process traditionnels, affirme Rija Andria. Et peu de bureau d'études maitrisent réellement les possibilités de la technique. » La démocratisation est rapide mais les demandeurs, en interne ou en externe, doivent davantage participer à la R&D pour profiter des immenses possibilités offertes par l'impression 3D.

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