AccueilExposition« Signes de richesse, inégalités au néolithique » au musée des Confluences

« Signes de richesse, inégalités au néolithique » au musée des Confluences

Une petite exposition qui explique à ses visiteurs le savoir-faire, l'habileté et l'organisation de peuplades vivant il y a plus de 7 000 ans. Il faut comprendre que nos sociétés actuelles n'ont pu se construire qu'à partir de ces civilisations lointaines, élaborées, riches de croyances et déjà sensibles à la notion du beau et du travail étonnamment sophistiqué.
« Signes de richesse, inégalités au néolithique » au musée des Confluences
D.R. - Ornement en or du tumulus des Sables à Saint-Laurent-Médoc (Gironde)

CultureExposition Publié le ,

Le néolithique est une période de la préhistoire marquée par de profondes mutations techniques, économiques et sociales. Parallèlement à la chasse et à la cueillette, l’agriculture et l’élevage se développent, entraînant la sédentarisation de groupes humains entre 6 000 et 2 200 ans av. J.-C., en Europe occidentale, la limite géographique de cette exposition.

De nombreuses découvertes dans des tombes funéraires ont permis de connaître au travers d’objets, une production d’usage commun mais surtout de pièces magnifiques en matériaux rares qui ont nécessité un travail soigné. Marqueurs de signes de richesse et de pouvoir, leur valeur symbolique permettait d’attribuer un rang social au défunt de la communauté car son statut social était assuré par la propriété de ces objets de luxe.

L’exposition met en scène un véritable trésor : des parures, des haches et autres belles pièces rares de grande valeur, destinées à accompagner le puissant dans sa vie puis à le suivre dans l’au-delà. Elle raconte clairement aux visiteurs l’histoire de la vie à la période du néolithique, à travers une sélection des plus belles pièces découvertes à ce jour.

Dès l’entrée dans la salle, le public se trouve face à une magnifique statue menhir masculine en pierre de Puech Haut (Tarn). Un peu plus loin, de nombreuses vitrines présentent les objets dans un décor noir rehaussé de plages colorées : des parures très anciennes en coquillage méditerranéen (5 500 - 4 900 ans av. J.-C.), en obsidienne (noire) ou en stéatite ; des anneaux-disques en jade ; des lames, des pointes ou des poignards en silex au poli extraordinaires. On peut se demander comment ces artisans très spécialisés pouvaient parvenir à une telle perfection.

Un peu plus loin, la reconstitution d’une fresque d’un dolmen à Garvrinis (Morbihan), met en scène armes et outils, les puissants symboles du néolithique. La première métallurgie du cuivre apparaît en France au début du 3e millénaire ; elle a été mise au jour dans des sites miniers du Midi (Languedoc) : des haches, des poignards, des perles et épingles moulées. L’or n’apparaît qu’à partir de 2 400 ans av. J.-C.Au fond de la salle, trois grandes statues menhir en pierre sont regroupées dans une grande vitrine. Elles n’ont pas été découvertes dans les tombes et n’ont aucun lien avec la mort mais elles sont régies par un code stylistique strict symbolisant les croyances de nos « ancêtres ».

A la fin de la visite, nous restons confondus par la beauté des pièces présentées, par la perfection du travail de ces artisans du néolithique qui appartenaient à une société élaborée et hiérarchisée. Le premier art de l’humanité est remarquablement illustré dans cette exposition.

Musée des Confluences, 86, quai Perrache, Lyon 2e - Jusqu’au 17 avril, du mardi au vendredi de 11 h à 19 h (jeudi 22 h), samedi et dimanche de 10 h à 19 h

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