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Critique : Série Noire, un polar sur les pentes

Le théâtre des Clochards célestes, éminent lieu d'émergence depuis 30 ans, présente un polar à l'ancienne mis en scène par le collectif Sans théâtre fixe.
Critique : Série Noire, un polar sur les pentes
DR - Série Noire par le collectif Sans théâtre fixe

CultureSpectacle vivant Publié le ,

Les amateurs de série noire n'ont qu'à bien se tenir ! Le collectif Sans théâtre fixe s'est lancée dans une drôle d'aventure. Un polar en quatre épisodes qui se tient dans des lieux du quotidien, en l'occurrence un restaurant et un bar-boîte de nuit.

À partir du roman de Jim Thompson Une femme d'enfer et de son adaptation cinématographique nettement plus connue, le film d'Alain Corneau avec Patrick Dewaere Série Noire, les deux metteurs en scène, Benjamin Groëtzinger et Benoit Peillon ont réécrit les dialogues en s'inspirant de Georges Perec. Ils ont souhaité actualiser la langue (le roman a été écrit en 1954 et le film réalisé en 1979. NDLR) tout y ajoutant les monologues intérieurs de Jim Thompson, plongeant ainsi les spectatrices et spectateurs dans l'esprit confus et dérangé de Frank Poupart.

La vie du héros, un pauvre hère qui subit ce qu'il vit davantage qu'il n'agit, bascule le jour où il va tenter de vendre sa camelote à madame Boyer, et sa charmante nièce qui lui sert de monnaie d'échange quand elle en a besoin.

Découpée comme un puzzle où les morceaux s'assemblent au fil des épisodes, suspense oblige, la pièce explore les rapports au travail, la pression sociale, la quête d'identité, le désir. Avec deux comédiennes et deux comédiens qui incarnent plusieurs personnages, sauf Gilles Chabrier qui incarne Frank Poupart avec un impeccable brio (et une secrète jubilation?), Série Noire nous entraîne dans les méandres de l'âme humaine, à l'aide de peu de choses, des accessoires trouvés sur place (la grille du poêle faisant office de parloir par exemple, le zinc du bar de canapé), des dialogues tirés au cordeau et des interprètes à portée de souffle.

Gallia Valette-Pilenko

Théâtre des Clochards célestes, jusqu'au 24 février. Intégrales les 23 et 24, www.clochardscelestes.com

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