AccueilCultureSpectacle vivantSens dessus dessous, un festival entre poésie et politique

Sens dessus dessous, un festival entre poésie et politique

Spectacle de Patricia Apergi
Spectacle de Patricia Apergi

CultureSpectacle vivant Publié le ,

Caractérisées par leur liberté de ton et leur audace, que ce soit sur la forme comme Yoann Bourgeois ou le fond comme Dorothée Munyaneza, les sept compagnies invitées proposent d'entrer dans des univers très divers. De Celui de Yoann Bourgeois qui fait voltiger les espaces dans Minuit, une pièce créée en 2014, tout en s'infiltrant par ses impromptus dans le hall de la Maison de la danse, le restaurant Ginger et Fred et le studio. De celui de Heddy Maalen qu'on voit peu sur les plateaux d'ici avec son Éloge du puissant royaume, où il rend hommage au KRUMP dont il dit « cette danse est une chance car elle est un partage de la violence qui nous fonde et un moyen de la comprendre en se délivrant du discours.

C'est une danse du début ou de la fin des temps qui dit l'essentiel de ce qui fait un homme aujourd'hui, un secret pour lui-même vivant debout au plus noir de sa propre nuit. ». De celui de Serge-Aimé Coulibaly qui présente sa nouvelle production, une réflexion sur l'engagement de l'artiste à partir du personnage et de l'oeuvre de Fela Kuti. Kalakuta Republik dont le chorégraphe burkinabé a peaufiné les derniers détails sous les cimaises du musée des Confluences en janvier dernier. De celui de Patricia Apergi qui « poursuit l’exploration élémentaire dans le labyrinthe urbain » avec sa nouvelle création Cementary ou celui de Dorothée Munyaneza et son bouleversant Samedi détente, à ne pas manquer !
Gallia Valette-Pilenko
Maison de la danse et Toboggan, Festival Sens Dessus Dessous, 5 au 18 mars, www.maisondeladanse.com

Patricia Apergi

Lors d'un précédent spectacle intitulé Planites (Ph.®Andreas Endermann)

Chorégraphe grecque en prise directe avec l'actualité, Patricia Apergi poursuit sa quête d'espoir dans un monde qui lui a volé. Sa pièce dont le titre est un mot inventé à partir de cemetery et cement, respectivement, cimetière et ciment, propose d'arpenter une cité imaginaire et inhabitable, celle d'Athènes transformée par les démuni.es et les migrant.es qui l'habitent. Et tenter, à partir d'une recherche cinétique du corps, de montrer comment l'humain s'adapte et invente de nouveaux usages corporels, de nouvelles formes d'être au monde. « Pour remettre en vie quelque chose de mort » explique la chorégraphe, qui ne cache pas sa colère et conçoit l'art comme une forme de survie, dans un pays exsangue et pourtant généreux.
Toboggan, les 8 et 9 mars.

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