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?Santé - Dermscan à la recherche de volontaires

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?Santé - Dermscan à la recherche de volontaires
Dermscan a été fondé en 1992 par Frédérique Girard-Ory (DR)

A la fois dépendant des laboratoires pharmaceutiques et de l’engagement des volontaires, les centres d’essais cliniques sont confrontés depuis quelques années à la loi du marché.

Par conséquences, ils se retrouvent en difficulté lorsque le volume des commandes d’essais sont réduits ou que le nombre de volontaires actifs est, là-aussi, à la baisse. Le centre d’essais cliniques Dermscan en fait ainsi l’expérience depuis cinq ans. Situé au coeur du domaine scientifique de la Doua à Villeurbanne, le laboratoire qui réalise des essais pharmaceutiques et de produits cosmétiques est en quête perpétuelle – accentuée par la crise de 2008 – de nouveaux contrats mais surtout de volontaires. Bien que rémunérés (jusqu’à plusieurs centaine d’euros), les tests cliniques attirent moins de monde même en période de crise avec un turn-over est important. La faute sans doute à une image écornée par certaines affaires mais également par « le protocole à respecter ou le fait de venir jusqu’à chez nous. Les gens ne veulent plus faire d’efforts », précise Frédérique Girard-Ory, présidente et fondatrice de Dermscan. Bénéficiant d’une base de données de 20 000 personnes, « seule » la moitié est active chez Dermscan. Une situation que le centre d’essais cliniques espère inverser avec le lancement d’une campagne de communication dans les journaux, sur Internet ou encore dans les transports en commun dans l’espoir de recruter massivement de nouveaux volontaires sur la région.

Renforcer la présence à l’étranger

Face aux aléas de l’offre et de la demande et anticipant à la fois les baisses de candidatures mais aussi dans le but de réaliser des essais sur « d’autres types de peaux », Frédérique Girard-Ory s’est donc tournée vers de nouveaux marchés, à l’international. Elle a ainsi ouvert, en 2002, Dermscan Asia à Bangkok en Thaïlande (300 000 € de CA), puis Dermscan Poland à Gdansk en Pologne en 2008 (1 M€ de CA) et un autre à Tunis en 2010 (500 000 € de CA). Des structures qui emploient au total 65 personnes et sur lesquelles elle fonde sa croissance pour les années à venir. « On ressent les effets de la crise sur nos carnets de commandes. Auparavant, nous avions des études importantes de 300 000 €, mobilisant une centaine de volontaires mais les laboratoires ont recentré leurs tests en interne ou les ont différés. Actuellement ce sont des études plus modestes de l’ordre de 2 000 à 3 000 € », explique F. Girard-Ory.
Après quelques échecs en France (Saint-Etienne et Paris), la P-dg n’envisage plus d’investir en France, seulement de « maintenir à la hausse » l’activité qui devrait réaliser 8,5 M€ de chiffre d’affaires en 2012, soit tout de même 10 % de plus que l’exercice précédent. L’avenir pour Dermscan se joue désormais à l’international avec le développement de ses filiales en place et pourquoi pas, l’implantation à la fois commerciale et de tests cliniques en Inde, pays « compliqué » mais au marché florissant de 500 M€.

Romain Charbonnier




GiB
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