AccueilCultureSpectacle vivantSankaï Juku, le butô accessible

Sankaï Juku, le butô accessible

Sankaï Juku, le butô accessible
DR - Meguri de Sankaï Juku

CultureSpectacle vivant Publié le ,

La compagnie, dont le nom signifie l'atelier de la mer et de la montagne, exclusivement composée d'hommes présente sa dernière production, Meguri. Un spectacle qui marque les quarante ans de carrière de la compagnie et son fondateur Ushio Amagatsu.
Comme c'est la règle immuable depuis le premier spectacle, il est composé en 7 séquences et dure 1h20. Comme toujours, il déploie son esthétique singulière qui séduit systématiquement les inconditionnels et laisse une trace indélébile chez les autres. Un spectacle de Sankaï Juku est une expérience en soi. La blancheur immaculée des danseurs poudrés, la lenteur et l'extrême précision du geste, la concentration palpable dégagent une impression assez difficile à exprimer en mots, qui s'éprouve plutôt qu'elle s'explique. Depuis 1980, date de sa première apparition sur les plateaux français, Sankaï Juku « démocratise » le butô, cette danse contemporaine japonaise qui a influencé durablement certain.e.s chorégraphes. Figure de la deuxième génération, Ushio Amagatsu est devenu le maître du genre, même si ses détracteurs lui reprochent d'avoir lissé cette « danse des ténèbres » fondée par Tatsumi Hijikata et Kazuo Ohno. Dans Meguri, sous titré Exubérance marine, tranquillité terrestre, il explore son thème éternel, les mystères de la nature, avec une prédilection pour les cycles, celui « des saisons, de l'évolution des choses », poursuivant ainsi son Dialogue avec la gravité*. À voir, d'autant que la compagnie n'est pas venue depuis longtemps.
Gallia Valette-Pilenko
Maison de la danse, 17 au 21 janvier, www.maisondeladanse.com
* Titre de son ouvrage paru aux éditions Actes Sud

le sport mis en pièce par un duo argentin


Un drôle de duo investit les planches du Toboggan. Un pojo royo (littéralement un coq rouge) nous vient d'Argentine où le spectacle avait été créé en 2008. Huit ans après et quelques saisons à guichets fermés à Buenos Aires, Un pojo royo arrive sur la scène lyonnaise. Extravagances et pirouettes constituent le terreau d'un couple d'hommes qui s'échinent à détricoter les clichés sur le masculin. Mêlant danse et acrobatie, humour et gravité, les deux athlètes-danseurs emportent l'adhésion du public par la précision de leur geste et leur sens de l'auto-dérision. Décapant et décalé à souhait !Toboggan, 19 janvier, www.letoboggan.com

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