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Samuel Frugier, banquier non protocolaire

Finance, communication, ressources humaines, relations sociales, banquier de réseau, privé et surtout d’affaires et d’entreprises, Samuel Frugier a eu plusieurs vies professionnelles, même s’il n’a jamais quitté son premier employeur, le LCL.

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« Dans la banque, on a la possibilité d’exercer des métiers différents grâce à la formation interne, justifie-t-il. C’est un secteur avec une forte culture, une vraie valeur de la promotion interne ». Un parcours en Z qui mènera ce titulaire d’une maîtrise de sciences économiques, gestion des entreprises et finances de marché de l’Université Paris II, d’un poste de chargé d’affaire entreprises à Chalon-sur-Saône à celui de directeur du réseau Midi à Toulouse en passant par Bourg-en-Bresse, l’Auvergne, Grenoble ou Paris, où il a exercé des fonctions de siège, dont un passage aux R.H. « marquant, qui permet de mieux comprendre ses hommes et ses femmes, composants essentiels ».

Samuel Frugier croit en l’homme. « Après un bref passage en math sup, je me suis tourné vers l’économie parce que je m’intéresse surtout aux agents qui en sont le moteur ». Ce credo, qui le suivra tout au long de sa carrière, l’anime encore aujourd’hui. « Cela me prendra le temps qu’il faudra, mais j’irai visiter chacune des 234 agences de mon nouveau périmètre. J’ai absolument besoin d’être à l’écoute de tous, des clients comme de mon équipe, large et variée [2 000 personnes aujourd’hui] en contact avec le réel ». Fait pour le management, avec un certain goût du risque compatible avec son métier de banquier, Samuel Frugier apprécie « d’embarquer une équipe, de faire travailler un collectif et de se nourrir de ce qu’ils peuvent apporter ». Féru de mécanique en général, il fait volontiers le parallèle avec l’avion pour expliquer sa méthode. « Nous allons tous vers une destination prédéterminée, via un plan de vol partagé. Je donne, comme un commandant de bord, ma feuille de route à mon équipage auquel je confie ma vie et celle des passagers en lui donnant des responsabilités et de l’autonomie. C’est le métier du manager : faire confiance, tout en mettant en place des signaux d’alerte », détaille ce père de 6 enfants. « Cela vous apprend aussi l’humilité naturelle, c’est précieux dans cette fonction ». Jeune diplômé, il aurait tout aussi pu devenir assureur, comme son père, mais « se tourner vers la banque semblait plus naturel». S’il ne suit pas les traces paternelles, c’est peut-être en lien avec la brusque disparition de son père. « J’en ai tiré ma philosophie de vie : je profite de chaque minute. J’ai des projets, des passions, je suis heureux à chaque étape ».

Aurait-il pu être entrepreneur ? « Il y a 15 ans, j’ai failli partir à Madagascar pour monter la filiale d’une entreprise française. Mais le projet a avorté. Etre chef d’entreprise, c’est n’avoir de compte à rendre qu’à ses clients. Cela implique aussi liberté et autonomie. J’ai tout cela au LCL », explique le dirigeant de retour dans sa région de prédilection, non loin de ses racines familiales bourguignonnes.

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Lire la suite dans Le Tout Lyon Affiches n°5159 du 27 juin 2015

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