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Salon des vins de Tain-l'Hermitage : la fête de la syrah

Salon des vins de Tain-l'Hermitage : la fête de la syrah

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Elles ornent les tables lyonnaises et même au-delà, depuis plusieurs des décennies, et pour longtemps encore : Côte rôtie, Condrieu, Saint-Joseph, Crozes-Hermitage, Cornas*… Ces appellations ont plus que jamais le vent en poupe et seront à l’honneur à Tain l’Hermitage, pour la 33e édition d’un salon des vins qui ne désemplit pas. « Nous refusons des vignerons chaque année tant le format de notre manifestation plaît » explique Jean-Etienne Guibert, président de l’association du salon des vins. Se souvenant de la quinzaine de vignerons présents à la première édition en 1984, l’œnologue de formation prend plaisir à accueillir la centaine de producteurs aujourd’hui.
A la situation géographique préférentielle leur assurant un maintien d’une certaine qualité, année après année, les côtes du Rhône septentrionales jouissent aussi d’une bonne image auprès des consommateurs. « Une identité forte avec un caractère bien trempé ! Il se murmure d’ailleurs que le millésime 2015 que nous dégusterons pendant quatre jours sera exceptionnel » enchérit Jean-Etienne Guibert.
De Ampuis à Livron-sur-Drôme, et sur moins de 100 km, ce territoire viticole embrasse plus largement une fonction touristique liée à la gastronomie et à l’histoire locales. De quoi donner plus de relief à ses vins, qui puisent leur force dans la syrah, cépage longtemps négligé mais dont l’aura et l’appétence à l’échelon mondial sont aujourd’hui retentissantes. En 2015, 388 millions de bouteilles d’AOC de la vallée du Rhône ont été vendues à travers le monde, principalement aux Etats-Unis et Royaume-Uni**.
Côté promotion, l’édition 2017 s’appuie sur ses « parrains » dont Baptiste Cavagna, sommelier du restaurant la Pyramide à Vienne formé au lycée hôtelier de Tain l’Hermitage. « C’est la région des mes débuts en tant que jeune sommelier. C’est aussi et surtout ma région de prédilection, celle que j’affectionne le plus avec des vins incroyables (…) un territoire où la gastronomie et le vin ne font qu’un ! L’alliance mets/vin m’inspire par exemple un Hermitage blanc à la raviole de Romans avec un peu de truffes ».
Christian Prudhomme, directeur du Tour de France s’associe également à la manifestation, la Grande boucle « ayant une fonction promotion des produits régionaux » explique-t-il. Cette année en effet les coureurs engagés dans l’épreuve traverseront Tain L’Hermitage le 16 juillet à l’occasion de l’étape Le Puy-en-Velay/Romans-sur-Isère.

* Huit appellations au total : Côte rôtie, Condrieu, Saint-Joseph, Crozes-Hermitage, Cornas, Saint-Peray, Brezème, Hermitage.
** Statistiques Inter Rhône 2015.

Trois questions à Laurent Habrard, viticulteur à Gervans (Drôme)

Où vendez-vous vos vins ?
80% de mon chiffre d’affaires se réalise à l’export, dont 60% en Suède. C’est un marché intéressant car les ventes de vins et spiritueux sont sous le contrôle de l’Etat, à l’image du Québec. J’ai donc un client unique qui m’assure l’achat de gros volumes. Mais les Suédois sont très exigeants sur la qualité vins et leur cahier des charges très strict pour les appels d’offres. Le point positif c’est que les mises à l’épreuve des vins en lice sont effectuées à l’aveugle dans une salle filmée, ce qui assure une certaine équité ce qui n’est pas toujours le cas en matière de négoce négoce.

Pourquoi avoir choisi la culture biologique ?
C’est une façon de m’excuser auprès de Dame nature pour tous les mauvais traitements que nous avons pu lui infliger au cours des années ! C’est une façon aussi de se distinguer au niveau des appellations et d’offrir un choix supplémentaire aux clients. C’est surtout un défi personnel de fabriquer le vin autrement. Je ne vais pas m’arrêter là car je pense m’engager dans culture biodynamique encore plus exigeante.

Pourquoi participez-vous au salon des vins de Tain ?
C’est l’un des rares salons auquel je participe avec celui de Grenoble. Nous avons le devoir de produire les vins mais aussi de le vendre ! C’est mon mode de commercialisation, d’autres choisissent des agents commerciaux ou la vente par boutiques. Et puis ce salon est à proximité de mon domaine ce qui me permet de jongler entre le travail de la vigne et ma présence à l’évènement.

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